la Fondation Université Poitiers : établir des ponts entre étudiants-apprentis et entreprises

source : lanouvellerepublique.fr

Par Hélène Echasseriau

Etudiants et apprentis : un profil qui séduit

Le pôle universitaire de Niort propose une très forte proportion de formations en apprentissage. Une formule qui séduit les jeunes et les entreprises.

Les ponts ne cessent de se multiplier entre l’université et l’entreprise. « Notre rôle est précisément de renforcer ces liens au bénéfice des étudiants » rappelle Bernard Chauveau, évoquant la Fondation Poitiers université. A ce titre, le délégué général se félicite des relations qui ne cessent de s’enrichir sur le pôle universitaire de Niort avec les entreprises locales.

Un chiffre l’illustre de façon éloquente : 28 % des inscrits en formation par alternance de l’université de Poitiers sont sur le site niortais alors que l’effectif ici ne représente que 2 % du total de cette même université.
La récente table ronde organisée entre les représentants de l’université, de l’entreprise et des étudiants a permis de confirmer le bien-fondé du statut d’étudiant sous contrat d’apprentissage ou salarié en contrat de professionnalisation. A l’image du témoignage de Charlotte, en licence professionnelle statistiques commerciales par alternance qui n’y voit que des avantages. Un seul bémol : « On travaille beaucoup ».

 » Une source de recrutement très fiable « 

Côté entrepreneurs, Fabien Belloni, responsable du département emploi et compétences à Groupama Centre-Atlantique assure que le système est gagnant-gagnant. « Nous les formons et nous en profitons pour les évaluer, c’est une source de recrutement très fiable ». A la sortie, de vraies chances de trouver un emploi.

 » Un vrai ascenseur social « 

Sans compter que l’alternance est accessible à tous. « C’est un vrai ascenseur social »estime Bernadette Chaulet, enseignante à l’IUT, département des Statistiques et traitement informatique des données (STID). Les formations par alternance sont en effet rémunérées. Etudiante sous contrat d’apprentissage à la MAIF, Charlotte perçoit par exemple 1.000 € nets par mois. « Les étudiants défavorisés peuvent y trouver une façon de financer leurs études ».
Autre effet positif, « ceux qui vont en entreprise gagnent en maturité et en assurance »remarque Florent Jabouille de l’Iriaf (*). «Ils sont prêts à prendre un poste de direction à la tête d’une équipe à la sortie ». Une efficacité immédiate sur le terrain qui s’ajoute, sans se substituer à la formation universitaire qui veille à ne pas y perdre son âme.« C’est un équilibre entre la formation académique et la formation professionnelle »souligne Bernard Chauveau. « On lui a longtemps reproché d’être coupée du monde de l’entreprise. Il faut maintenant souligner tout ce qui est fait pour coller au besoin du tertiaire notamment » estime le représentant de Groupama, y voyant même« quasiment plus de dynamise que les grandes écoles ».

(*) Institut des risques industriels, assurantiels et financiers.

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