La fondation de l’université de Strasbourg a réuni 12,25 millions d’euros de soutiens depuis 2010

L’université de Strasbourg a réuni 12,25 millions d’euros de soutiens

Source Lesechos.fr Par Didier Bonnet

Axa est le dernier donateur en date de la fondation strasbourgeoise. Il vient d’octroyer 2,25 millions d’euros à l’université.

L’université de Strasbourg (UdS) n’a désormais rien à envier aux écoles de commerce en matière de « fundraising ». Pionnière de la fusion des universités en 2010, fer de lance de la recherche française, avec deux prix Nobel dans ses murs, l’UdS, qui compte 43.000 étudiants et 2.800 chercheurs, ne rechigne pas non plus à frapper aux portes pour lever des fonds dans les entreprises et financer ainsi ses activités de recherche et d’enseignement. Depuis sa création en 2010, la Fondation de l’université a déjà récolté 12,25 millions d’euros qui ont permis le financement de bourses étudiants, de travaux de postdoctorants, de chaires d’entreprises à l’Ecole de management ou de laboratoire de recherches thématiques en chimie ou géologie.

L’université s’appuie « sur une équipe de professionnels, formés au « fundraising » par un cabinet canadien », explique son président, Alain Beretz. Dernier mécène en date, Axa a décidé de donner 2,25 millions d’euros pour la création d’une chaire destinée à mieux comprendre les maladies liées à l’allongement de la durée de vie. L’assureur dispose d’un fonds pour la recherche qui soutient 334 projets de recherche fondamentale pour 93 millions d’euros, dans 49 pays. L’université a aussi réussi à fédérer au fil des ans le laboratoire Pierre Fabre avec 1,5 million d’euros mais aussi de grandes entreprises comme CGG Véritas, BASF, Air Liquide et même de grosses PME régionales comme la Salm (mobilier), FM Logistics ou Heppner (transports).

Pour Régis Bello, le président de la Fondation et dirigeant du groupe de Dietrich, un véritable réseau s’est créé autour du projet, avec notamment l’appui d’Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider Electric, qui dirige le comité de levée de fonds.

Chercheurs de haut niveau, venus du monde entier

« Le métier d’Axa est d’évaluer les risques pour mieux les prévenir. Notre métier nous porte à comprendre ce qu’est l’importance de la recherche fondamentale. La politique d’AXA est de soutenir des initiatives originales portées par des chercheurs dont la notoriété inter-nationale est reconnue », indique Henri de Castries, PDG d’Axa, qui se défend de toute intervention pour orienter la recherche. « Notre volonté est de faire progresser les connaissances sans aucune perspective d’application », affirme-t-il. Moyen de déminer un sujet parfois sensible dans les universités.

« La chaire Axa sera dirigée par le professeur Luisa de Cola qui amène avec elle une trentaine de chercheurs de haut niveau venus du monde entier, attirés notamment par les moyens financiers, et la notoriété de l’université de Strasbourg. Elle est installée au sein de l’institut dirigé par Jean-Marie Lehn, prix Nobel de chimie », précise Alain Beretz. Ce ne devrait pas être la dernière du genre.

Didier Bonnet, Les Echos

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