« Rapprocher l’IRT et ArcelorResearch ? » Jean-Louis Pierquin, Président du Pôle de Compétitivité Materalia à Metz

« Rapprocher l’IRT et ArcelorResearch ? »

Pour Jean-Louis Pierquin, les négociateurs auraient dû faire preuve de plus d’imagination, notamment en matière de recherche.

Jean-Louis Pierquin est l’ancien vice-président d’Arcelor-  Mittal. Photo RLJean-Louis Pierquin est l’ancien vice-président d’Arcelor- Mittal. Photo RL

• « ArcelorMittal souhaite faire de la Lorraine un centre d’excellence des aciers automobiles avec le centre de recherche de Maizières. »

Jean-Louis PIERQUIN : « Il y a trois activités à Maizières. La recherche auto mobilise environ 200 personnes ; le packaging, 25, et les autres sur le process. Et depuis peu, il y a aussi l’activité géologique. Pas grand-chose de nouveau. Je regrette qu’on n’ait pas réfléchi de façon plus créative. On aurait pu imaginer d’associer aussi, dans l’intérêt de Mittal, ces centres de recherches comme celui de Maizières-lès-Metz, à des activités de recherche-développement régionales notamment au sein de l’IRT matériaux qui est en train de se faire à Metz. Ce sera encore plus vrai avec la venue possible du CEA-TECH envisagée par le Commissariat à l’énergie atomique.

• « ArcelorMittal va demander au consortium de continuer à travailler sur le projet Ulcos […] »

« Alors pour Ulcos, là franchement c’est n’importe quoi. Je ne peux pas raisonnablement croire que Florange puisse jouer un rôle majeur qui aurait comme conséquence la remise en route pour une durée longue de la phase liquide autour du projet Ulcos. Ce qui est écrit là ce n’est pas ça. On investit 13 M€ sur trois ans dans la recherche. Ce n’est pas beaucoup. Mittal s’engage à ne pas démonter les installations dans les six ans et évaluera la possibilité de redémarrer une activité au niveau du haut fourneau sur le site de Florange soit en cas de retour du marché, soit en cas de projet de nouvelle technologie. Il ne fait que s’engager à évaluer.

Cela n’engage à rien de faire des évaluations. C’est dommage, car structurellement Ulcos a un intérêt stratégique sur le long terme. Produire en consommant 25 % moins d’énergie avec 70 % d’émissions de CO2 en moins c’est l’avenir. Les sidérurgistes le feront là où cela aura un intérêt. Et plus le temps passe, moins cela aura d’intérêt à Florange. La cause est entendue. Il faudrait un coup de chance pour que le site serve à l’expérimentation d’Ulcos. C’est un peu regrettable pour un Jean-Pierre Birat qui a su merveilleusement animer et dynamiser ce projet Ulcos. »

Source Le Républicain Lorrain

Ce contenu a été publié dans Actualités, Grands Programmes Français, Industrie, Innovation, Pôle de compétitivité, Recherche, Universités & Grandes Ecoles, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *