L’IRT aéronautique toulousain décolle enfin

Source ladepeche.fr

Aéronautique : l'IRT toulousain décolle enfin

Après plus de trois ans de travail, l’institut de recherche technologique est né. Il regroupera 200 chercheurs sur le campus de Toulouse Montaudran Aerospace.

L’IRT toulousain est enfin né. Voilà à peine quelques jours que le décret portant création de l’Institut de recherche technologique (IRT) a été publié au journal officiel. Ils ne sont que huit en France à avoir été sélectionnés par un jury international et avoir reçu un financement du grand emprunt lancé par le précédent gouvernement.

L’IRT de Toulouse est centré sur l’aéronautique, l’espace et les systèmes embarqués. Il recevra un budget de plus de 300 millions d’euros sur sept ans dont 145 millions dans le cadre du programme des investissements d’avenir piloté par Louis Gallois, commissaire général à l’investissement. L’autre moitié est apportée par les industriels. «L’IRT de Toulouse est le chaînon manquant entre la recherche académique et le développement industriel d’un produit. Cette mission était jusque-là remplie par certains laboratoires. Désormais la maturation technologique se fera dans un écosystème» explique Gilbert Casamatta, président de l’Institut national polytechnique (INP) de Toulouse.

200 personnes à l’IRT

Car l’IRT a réussi le tour de force de rassembler sept industriels fondateurs (Actia, Airbus, EADS, Liebherr, Safran, Thales, Zodiac), 50 PME-PMI aux côtés des fondateurs académiques (Cnes, CNRS, PRES Toulouse et PRES Bordeaux). Tout ce monde travaillera ensemble dans des équipes mixtes avec 88 personnes affectées à l’industrie (la moitié sera détachée par les entreprises) alors que les effectifs académiques atteindront 22 personnes. Les doctorants seront 47 aux côtés de 37 salariés propres à l’IRT. Au total, 200 personnes travailleront sur cette nouvelle plateforme d’ici trois ans. Cette année, les effectifs atteindront cinquante personnes. D’ici deux ans et demi, l’IRT emménagera dans un ensemble de 10 000 m2 sur la zone de Toulouse Montaudran Aerospace. L’investissement immobilier s’élève à 30 M€ dont 21 M€ à la charge des trois collectivités. D’ici là, l’IRT occupera des locaux provisoires.

Les recherches se concentreront sur les matériaux, l’aéronef plus électrique et les systèmes embarqués. «L’IRT regarde les enjeux technologiques à dix ans dans l’aéronautique et cherche les partenaires les mieux placés» assure Gilbert Casamatta. Onze projets seront lancés dès cet été à l’IRT pour une durée d’un à trois ans avec un budget de 50 M€. Déjà plus de vingt entreprises régionales sont déjà impliquées dans des travaux. L’IRT inaugure un nouveau mode de recherche puisque les «industriels ont accepté de déporter leur propriété industrielle à l’IRT et de travailler avec des concurrents parfois». Une révolution en somme. «Au-delà des projets, l’IRT deviendra un centre d’expertise international, une référence mondiale» glisse le chercheur.


Le président nommé en avril

Le premier conseil d’administration installant la gouvernance de l’IRT se tiendra le 24 avril. Gilbert Casamatta est pressenti pour prendre la présidence alors que Jacques Ariel Sirat d’EADS prendrait la direction générale

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