Fundraising : pourquoi HEC collecte plus d’argent que les autres

112 millions d’euros. C’est le montant des dons (ou promesses de dons) collectés par la Fondation HEC sur la période 2008-2013. De quoi permettre à l’école de favoriser l’égalité des chances (notamment grâce à un programme de bourses), d’enrichir son excellence académique (par exemple en recrutant des professeurs de calibre international), et de rayonner davantage dans le monde entier.http://focuscampus.blog.lemonde.fr/files/2013/11/HecParis-2546-141004-Biais-Jean-Marc-HEC-Paris.jpg

Source Focus Campus Blog Le Monde

Au total la campagne a mobilisé 7520 donateurs, 142 « grands donateurs » (à plus de 150.000 euros chacun), et près de 70 entreprises. Une performance, dans un pays qui reste peu coutumier du « fundraising », et dans un contexte économique peu favorable. Une performance qui a été célébrée en grande pompe et même avec ferveur, mardi 19 novembre, dans le cadre de la Cité de l’Architecture, à Paris.

« La Fondation HEC a réussi plusieurs percées, se réjouit Pierre-Antoine Gailly, le président de la CCI de Région Paris-Ile-de-France. Elle a franchi le mur des 100 millions d’euros collectés ; elle compte une grosse vingtaine de donateurs à 500.000 euros et plus ; et elle a réuni, au total, plusieurs milliers de donateurs. Enfin, le « class gift » est désormais une tradition bien ancrée à HEC : près de 90 % des élèves y participent. Ils acquièrent ainsi le réflexe de donner à l’école.« 

Comment expliquer ce résultat ? Plusieurs facteurs jouent.

une solidarité très forte entre les générations autour de l’école. Il suffit d’assister à l’un des événements organisés par la Fondation HEC pour mesurer la ferveur qui unit anciens ou jeunes diplômés, étudiants, enseignants et membres des équipes de  direction. « Il existe chez nous une réelle capacité à lever des fonds dans la bonne humeur et l’enthousiasme, assure Pierre-Antoine Gailly. Très peu d’associations ont cette capacité à collecter de l’argent avec une telle solidarité et un tel esprit d’équipe. C’est un phénomène inter-générationnel.« 

le professionnalisme des équipes de la Fondation HEC. « Nous regardons sans cesse ce qui se fait à l’étranger, en particulier aux Etats-Unis et au Canada, et au besoin nous nous en inspirons, explique Barbara de Colombe, déléguée générale de la Fondation HEC et l’une des meilleures spécialistes du fundraising dans l’Hexagone. Et nous avons réuni une équipe très expérimentée et professionnelle. » 

-l’expérience : créée il y a une trentaine d’années, la Fondation HEC possède une longue pratique de la collecte de fonds – à la différence de la plupart des fondations universitaires, qui sont de création récente. « Mais en réalité, la Fondation HEC fonctionne de façon très organisée et professionnelle depuis seulement une petite dizaine d’années, nuance Bernard Ramanantsoa, le directeur général. C’est à partir de ce moment-là que la collecte s’est vraiment développée. » 

un dispositif fiscal avantageux, qui encourage les dons et permet de démultiplier les sommes versées.

la cohérence stratégique. A HEC, pas de changement de cap tous les 2 ou 3 ans, mais une priorité constamment réaffirmée depuis au moins une quinzaine d’années : se développer à l’international, hisser l’école parmi les institutions qui comptent à l’échelle de l’Europe et de la planète, en adoptant les règles du jeu en vigueur et en s’inspirant de ce qui se fait de mieux à l’étranger.

une spirale positive, enfin : engagée depuis des années, alimentée par les résultats de l’école sur la scène internationale (notamment via les partenariats et les classements), elle constitue un puissant encouragement, pour la collectivité comme pour ses membres et pour la Fondation, à progresser et à accélérer encore.

« Tous les ingrédients sont réunis pour que notre collecte soit un succès, constate Daniel Bernard, le président de la Fondation HEC. Il y a d’abord l’attachement très fort de nos anciens à leur école. Ils savent ce qu’ils lui doivent, ils lui en sont reconnaissants, et ils tiennent à lui rendre une part de ce qu’elle leur a apporté. Je suis moi-même boursier de l’école, et je mesure bien cet attachement. Nos donateurs sont vraiment heureux de participer à cette belle aventure humaine. »

« Ce résultat est aussi le fruit du travail d’une équipe très compétente, poursuit Daniel Bernard. Le fundraising est un vrai métier, qui exige un très grand professionnalisme. L’action de la Fondation HEC sert aujourd’hui de référence dans l’Hexagone : nous aidons d’autres institutions – par exemple des universités – à se lancer, en leur exposant nos bonnes pratiques et en leur montrant comment elles peuvent s’organiser. »  

« Enfin, nous bénéficions en France d’un environnement législatif qui favorise les dons. Certains estiment que l’enseignement supérieur doit être financé uniquement par l’Etat. Mais aujourd’hui, cela ne suffit plus. L’enseignement supérieur demande des moyens importants. C’est un vrai sujet de philanthropie. En outre, les donateurs peuvent « flécher » leurs dons et les affecter à des projets précis. Ils voient ainsi à quoi sert l’argent qu’ils ont donné. C’est pour eux une grande satisfaction, et cela les motive. »

Retrouvez les 14 plus généreux donateurs de la Fondation HEC sur L’Express

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