La fondation L'Oréal et l'UNESCO récompensent cinq femmes d'exception

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Le 19 mars dernier lors de la cérémonie internationale de remise des prix qui se tenait à la Sorbonne, cinq femmes scientifiques ont reçu le prix L’Oréal-UNESCO pour leur carrière exemplaire ainsi que leurs nombreuses découvertes dans la recherche en sciences de la vie.

Source : Journal des Femmes, écrit par Axelle Hommel

Cela fait seize ans maintenant que La Fondation L’Oréal et l’UNESCO se sont associés pour mettre en lumière des femmes de science. A travers ce programme « Pour les Femmes et la Science », les deux fondations s’engagent à récompenser les femmes scientifiques, qui vouent un véritable engagement à l’amélioration du progrès dans la science, ainsi qu’à la défense de la place des femmes dans ce domaine qui reste majoritairement masculin. Depuis 1998, plus de 2000 femmes scientifiques dans le monde se sont vu distinguées des prix ou des bourses pour leurs travaux. Cette année ce sont cinq lauréates dont une française et quinze boursières qui ont été récompensées. Retour sur ces gagnantes qui ont bien mérité leur prix :

Brigitte KIEFFER pour l’Europe : seule française des lauréates cette année, la scientifique et directrice de l’Institut Douglas à Montréal entre autre, a ouvert la voie à de nouveaux traitements de la douleur, de la dépendance ou encore de la dépression grâce à ses recherches sur le cerveau. Elle a notamment été la première à cloner le gène de l’un des récepteurs des opioïdes qui permet à des opiacées comme l’héroïne ou la morphine de stopper la douleur.

Laurie GLIMCHER pour l’Amérique du Nord : première femme scientifique à occuper le poste de Doyenne au Weill Cornell Medical College à New York et leader incontesté dans le domaine de l’immunologie, elle s’est vue récompensée d’un prix grâce à l’identification d’un gène (T-BET) responsable des allergies et des maladies auto-immunes, infectieuses ou malignes. Ses découvertes permettent d’envisager de nouveaux traitements contre les allergies, l’asthme, la sclérose en plaques, le diabète ou encore le cancer.

Cecilia BOUZAT pour l’Amérique Latine : récompensée déjà une fois par une bourse de recherche L’Oréal-UNESCO en 2007, cette scientifique est devenue l’un des leaders mondiaux en pharmacologie des neurotransmetteurs. Distinguée par un prix cette fois-ci, ces travaux sur la façon dont communiquent les cellules cérébrales entres elles et avec les muscles, responsables des troubles neurologiques, permettent d’envisager des traitements contre la maladie d’Alzheimer, la dépression en encore pour certaines addictions.

Kayo INABA pour l’Asie-Pacifique : première femme professeur à l’université des sciences de Kyoto. Elle a permis la découverte d’un autre type de traitement contre le cancer grâce à ses avancées sur le système immunitaire. En effet, elle a prouvé que des cellules cancéreuses pouvaient  être traitées à l’extérieur de l’organisme avant d’y être réimplantées, ce qui est un véritable tournant pour la thérapie cellulaire.

Segenet KELEMU pour l’Afrique et les Etats arabes : première femme à intégrer le corps professoral de l’université d’Ethiopie, elle a été récompensée pour ses recherches sur les micro-organismes et les plantes fourragères. Ses travaux donnent lieu à de nouvelles solutions de production permettant  d’améliorer la productivité des agriculteurs locaux tout en respectant l’écologie.

En partenariat avec les aéroports de Paris-Charles de Gaulle et Paris-orly, une exposition photo a débuté le 14 mars afin de découvrir les portraits de ces cinq lauréates, signés Julian Dufort. Le but étant de partager le quotidien de ces femmes de sciences, qui grâce à leurs travaux font avancer la recherche scientifique.

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