Nouvelle carte des régions : quel impact pour les universités ?

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Pas de bouleversement. Les universités devraient être rassurées, la nouvelle carte des régions annoncée par François Hollande début juin 2014 se rapproche, dans l’ensemble, des regroupements d’établissements en cours de finalisation. Tour d’horizon.

Source : Sauvons l’Université, écrit par Elisabeth Báthory

Au total 14 grandes régions. François Hollande a annoncé la couleur, le 3 juin 2014. L’architecture de sa réforme territoriale était attendue par un certain nombre d’universités, où les regroupements en cours pouvaient être perturbés.

Précisément en Bretagne-Pays de la Loire. Les universités bretonnes et ligériennes ont en effet prévu de faire communauté ensemble. « Notre travail peut se poursuivre de manière sereine, dans la dynamique enclenchée », sourit Pascal Olivard, à la tête du pôle breton.

La crainte de voir la région Pays de la Loire éclatée, entre la Bretagne et le Poitou-Charentes, ou tout simplement rattachée au Poitou-Charentes, pouvait en effet inquiéter. « Notre projet aurait été déstabilisé, reconnaît le président de l’UBO (université de Bretagne occidentale) à Brest. Nous aurions dû revoir les cadres et faire partie de ceux qui demandent un moratoire. Ce n’est pas le cas et je m’en réjouis. »

Quand la nouvelle carte des régions suit celle des facs

Autre soulagement, côté Poitou-Charentes justement : les universités de Poitiers et La Rochelle ont en effet, elles, le projet de s’allier avec Limoges, Tours et Orléans. Soit une communauté étendue sur trois régions (Poitou-Charentes, Limousin, Centre). La nouvelle carte des régions devrait leur faciliter la tâche puisque les trois collectivités n’en feront plus qu’une, suivant ainsi le format de la Comue (communauté d’universités et établissements). « Le redécoupage nous satisfait pleinement », confie Gérard Blanchard, président de La Rochelle.

Les nouvelles régions vont également suivre le périmètre du regroupement universitaire en cours en Bourgogne-Franche Comté, puisqu’une seule collectivité doit émerger.

Pour la future région accolant la Picardie et la Champagne-Ardenne, les universités ont en revanche suivi des chemins plus complexes. Reims et Amiens avaient en effet construit un PRES (Pôle de recherche et d’enseignement supérieur) ensemble, avant de se diriger finalement vers des regroupements séparées. En Champagne, l’URCA (université de Reims Champagne-Ardenne) se dirige vers une Comue avec l’UTT (université de technologie de Troyes), tandis qu’en Picardie, Jules-Verne se rapproche de l’UTC (université de technologie de Compiègne). Les deux pôles mettant en place entre eux un « partenariat renforcé ».

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