Versant des milliards de dollars en dons de charité chaque année, les Canadiennes influencent le monde de la philanthropie

1006553_les-patrons-francais-de-discrets-philanthropes-75999-1Au Canada, l’importance des femmes dans le domaine des dons de charité et de la philanthropie ne cesse de croître; les femmes donnent plus souvent que les hommes et ont plus d’argent à consacrer aux dons de charité que jamais auparavant.

Source : Le Lézard.com

Ce changement dans le secteur des dons de charité au Canada est le sujet d’une nouvelle étude d’Investor Economics qui a été réalisée à la demande du Groupe Banque TD (TD) et qui met l’accent sur les attitudes et les comportements des femmes philanthropes et conséquemment, sur leur conception des dons de charité. Le rapport, Time, Treasure and Talent: Canadian Women and Philanthropy, est la première étude en profondeur sur la présence et l’influence des femmes philanthropes au Canada et fait partie des initiatives courantes de la TD pour comprendre les besoins financiers généraux, les habitudes et les aspirations des Canadiennes.

« Au Canada, les femmes ont versé environ 3 milliards de dollars aux organismes de charité en 2012, soit près de 50 % de plus qu’il y a dix ans à peine, selon Sandy Cimoroni, chef de l’exploitation, Gestion de patrimoine TD et dirigeante responsable de la stratégie à l’égard des investisseuses de la TD. À mesure que leur influence sur le patrimoine augmente, beaucoup de Canadiennes ajoutent une stratégie de dons à leur programme général de gestion de patrimoine et recherchent des conseils objectifs pour définir leur stratégie et mesurer le succès de leur soutien. »

Le rapport met en lumière l’importance croissante des femmes dans le secteur des dons de charité, qui s’explique par leur influence sur le patrimoine, leur soutien actif et leur action bénévole, ainsi que par leur approche particulière. Selon l’étude, les Canadiennes philanthropes cherchent à établir des relations bidirectionnelles à long terme avec les organismes de charité auxquelles elles accordent un soutien financier important. Les donatrices s’efforcent également d’évaluer la nature, la structure et la situation financière des organismes de charité avant de faire un don.

Même si toutes les femmes qui ont participé à l’étude ont réussi financièrement, le rapport révèle que pour la plupart, la philanthropie se caractérise principalement par l’effort, l’engagement et le désir fondamental d’aider les autres en investissant des ressources personnelles et du temps, plutôt que de l’argent seulement. « Notre étude a démontré que les femmes philanthropes sont surtout animées par le désir d’aider les démunis et par le sentiment que le travail effectué par les divers organismes est nécessaire, a expliqué Mme Cimoroni. Ce qui ne signifie pas que les femmes ne veulent pas savoir à quoi servent leurs dons. » Toujours selon Mme Cimoroni, de nombreuses femmes veulent établir une relation étroite avec les organismes de charité qu’elles ont choisi de soutenir pour déterminer s’ils sont gérés et administrés efficacement et pour comprendre et surveiller l’incidence de leurs dons. Elles veulent également que les conseillers financiers les éclairent sur les bonnes questions à poser et sur le type d’information qu’elles doivent obtenir en plus des renseignements fournis dans les rapports annuels des organismes de charité.

Voici d’autres conclusions importantes du rapport Time, Treasure and Talent: Canadian Women and Philanthropy :

  • Les femmes contrôlent environ un tiers du patrimoine des ménages au Canada, soit un actif total de près de 3,2 billions de dollars.
  • Au cours des dix dernières années, l’augmentation du nombre de donatrices au Canada a largement dépassé celle du nombre de donateurs.
  • Entre 300 000 et 350 000 femmes au Canada – c.-à-d. 4 % des contribuables de sexe féminin – ont à la fois les ressources financières et la motivation nécessaires pour faire un don important à un organisme de charité.
  • 68 % des Canadiennes soutiennent au plus trois causes chaque année.
  • L’éducation, la foi, un événement marquant, comme le décès du conjoint ou d’un autre membre de la famille, ou un besoin particulier qu’un don pourrait combler, sont souvent les facteurs de motivation des donatrices actives.
  • Les femmes philanthropes ont tendance à donner plus souvent aux organismes de charité locaux qui oeuvrent dans le domaine de la santé et défendent des causes sociales.
  • La plupart des femmes croient que les donatrices actuelles, qui donnent l’exemple à leurs filles, à leurs amies et à leurs collègues, et d’autres personnalités féminines de leurs collectivités contribueront à l’augmentation du nombre de Canadiennes philanthropes.

Même si la majorité des donatrices sont à l’aise financièrement et autonomes et qu’elles se renseignent en détail sur la gestion d’un organisme de charité avant de s’engager à faire un don, l’étude a révélé qu’elles ont besoin de conseils pour comprendre parfaitement les rapports financiers et déterminer les critères les plus appropriés pour mesurer les progrès d’un organisme. « C’est ici qu’entrent en jeu les services des conseils philanthropiques, explique Jo-Anne Ryan, vice-présidente, Services des conseils philanthropiques, Gestion de patrimoine TD. Ce type de conseils devient de plus en plus nécessaire à mesure que les clients veulent intégrer un élément de philanthropie dans leur plan financier et successoral. Qu’il s’agisse de conseils pour savoir comment la philanthropie s’inscrit dans la stratégie financière générale ou pour établir une structure pour laisser un héritage, souvent dans un compte de donateur de la Fondation de dons particuliers, nous constatons un besoin croissant pour ces types de services. »

Le rapport mentionne aussi les occasions pour les organismes de charité au Canada d’attirer les donatrices de leurs collectivités et de produire des documents d’information répondant à leurs besoins. Il recommande que les organismes de charité prennent des mesures pour que plus de femmes siègent aux conseils d’administration, qui sont toujours dominés par les hommes, malgré l’influence croissante des femmes philanthropes.

« Les organismes de charité ont une occasion en or d’attirer les donatrices en les encourageant à participer activement plutôt que de se limiter à constituer un bassin de donateurs, poursuit Mme Ryan. Les femmes ont de plus en plus la capacité d’apporter une contribution importante à leur collectivité – et les organismes de charité sont bien placés pour en profiter. »

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