La nouvelle charte du mécénat de l'Admical

L’Admical a dévoilé le 9 décembre sa nouvelle charte du mécénat. Le communiqué rappelle que 73% des chefs d’entreprises et cadres dirigeants sont mécènes à titre personnel. Les engagements financiers, de compétences ou en nature (voire en création de structures non-lucratives), concernent environ 300 000 entrepreneurs en France (budget global de 200 millions d’euros annuels). L’association en a profité pour asseoir son nouveau titre de « Carrefour du mécénat ».

Source carenews.com

La charte se divise en plusieurs volets.

Le premier volet évoque le sens du mécénat pour les signataires. Le mécénat est un engagement (avec une mise en lumière éthique « Dans le cas d’un individu mécène, le mécénat n’est pas réalisé dans l’objectif d’obtenir une contrepartie pour lui ou un débouché pour l’entreprise qu’il dirige. Dans le cas d’une entreprise mécène, la politique de mécénat peut être en lien avec le rôle de l’entreprise dans la société, mais pas avec ses objectifs commerciaux. Ainsi, le mécénat éclaire la mission et enrichit l’identité de l’entreprise, sans impact direct sur ses activités marchandes.« ), une vision et des objectifs partagés, un respect mutuel et des devoirs réciproques, une rencontre entre de multiples acteurs.

Le volet concernant les mécènes expliquent qu’ils s’engagent dans le mécénat pour jouer un rôle sociétal, dialoguer avec leur environnement et développer l’engagement de nouvelles parties prenantes. Les entreprises quant à elles trouvent dans le mécénat sens, personnalité et responsabilité mais aussi fierté, engagement et créativité pour leurs collaborateurs.

Les bénéficiaires ( « associations et institutions partenaires des mécènes« ), trouvent dans le mécénat des ressources et des moyens, accompagnement et expertise, reconnaissance et visibilité, synergie et réseaux.

La charte est déjà signée par plus de 250 signataires.

Cette nouvelle charte inclut les mécènes individuels. Au-delà d’un accent particulier mis sur la réciprocité et la diversité des apports pour les bénéficiaires, elle amène le mécénat sur un champ lexical de co-construction. Un autre élément marquant est la volonté de sortir le mécénat des considérations matérielles pour l’emmener vers des cieux plus symboliques : « Le mécénat est une démarche d’attention et d’ouverture à la société, créatrice de valeur pour la société et de valeur immatérielle pour le mécène. « . Un autre point est l’importance du lien, des réseaux et de la dynamique dans cette charte : le « mécénat crée des passerelles« , il est vrai que le mécénat est le lien le plus efficace qui soit entre tous les univers auquel il touche.

L’Admical, qui était auparavant le « carrefour du mécénat d’entreprise », se désigne désormais comme le « carrefour du mécénat », « l’association reconnue d’utilité publique qui développe en France la pratique du mécénat depuis 1979 » qui, « représente les mécènes auprès des pouvoirs publics et des instances internationales. »

Cette mutation de l’association qui change clairement de visage va-t-elle se traduire par un virage dans le paysage du mécénat français?

Flavie Deprez pour Carenews

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