#Écoles de commerce : la #recherche, un atout essentiel pour exister à l’international

Le laboratoire de recherche de l’Edhec, à Roubaix (Nord).-19© Hervé THOUROUDE-

Dans les années 2000, les écoles françaises ont recruté de nombreux enseignants-chercheurs qui publient dans des revues réputées. Encore faut-il que leurs travaux aient un intérêt pour les étudiants et les entreprises.

Source: Lefigaro.fr 

La recherche? Cette activité prend une place croissante. «La recherche est centrale dans la stratégie de l’école: être une business school internationale est indissociable de la notion de recherche. Cela permet d’être sûr que ce que l’on enseigne relève de la dernière actualité», résume Bernard Ramanantsoa, directeur général du groupe HEC, pour qui, au niveau mondial, la distinction entre research institutions et teaching institutions est de plus en plus manifeste. La plupart des écoles françaises ont fait le choix de figurer dans la première catégorie. Ce qui s’est traduit, dans les années 2000, par une course au recrutement d’enseignants-chercheurs titulaires d’un doctorat, qui n’étaient jusque-là pas la cible prioritaire des établissements. Les professeurs d’HEC sont ainsi évalués pour une grande partie sur leurs publications, en particulier dans les plus grandes revues de recherche et se voient imposer une période d’essai de six ans avant toute titularisation.

Une démarche  qui semble payer

Concentrer ses moyens et ses ressources pour rendre visible sa recherche et être reconnue internationalement, c’est le choix de l’Ipag. Partie pratiquement de zéro en 2008, cette école compte aujourd’hui 40 enseignants-chercheurs parmi ses 70 professeurs permanents, auxquels s’ajoutent des chercheurs associés, souvent étrangers. «Co-auteurs de nos publications, ces chercheurs associés nous permettent de construire un réseau international», explique Frédéric Teulon, directeur de la recherche. Primes aux publications, ciblage des revues… L’école se targue de 150 publications par an (articles, ouvrages, études de cas, working papers…) et entend devenir un acteur de référence dans des domaines comme l’économie environnementale et le développement durable, la finance et l’énergie ou la gestion des actifs. Un nombre de publications qui étonne de nombreux chercheurs d’autres écoles.

Avec un budget dédié à la recherche de 12 millions d’euros, l’Edhec a lancé dès 2006 sa stratégie de développement de quelques pôles d’excellence en recherche. Elle en compte aujourd’hui quatre: le plus réputé en risk management, mais aussi en droit, en analyse financière/comptabilité et en family business. Et un nouvel appel d’offres interne vient d’être lancé pour faire ressortir trois nouveaux pôles. «Pour cela, les ressources que nous avons déjà en interne, les travaux menés sont essentiels. Et au-delà de l’intérêt académique de la recherche, il faut surtout se poser la question de son utilité pour l’entreprise. Nos équipes ne doivent pas uniquement produire des étoiles, même si c’est important. Avec notre stratégie “research for business”, nous entendons impacter les entreprises par nos travaux et être financés par ces entreprises», souligne Christophe Roquilly, doyen du corps professoral et de la recherche à l’Edhec. Une démarche qui semble payer. «C’est grâce à la renommée de l’Edhec Risk Institute que l’école a par exemple décroché des partenariats académiques avec les prestigieuses universités américaines de Yale et de Princeton», se félicite Christophe Roquilly.

 

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