L'#association des #étudiants veut jouer un rôle en ville

Stevens Dalceggio est le président de l’association des étudiants en droit de Montauban «Move Your Fac». La structure facilite l’intégration des étudiants en première année, tente d’animer la vie étudiante montalbanaise, organise aussi des voyages pour donner corps aux cours théoriques.

Stevens Dalceggio et Léa Favarel, respectivement président et vice-présidente de Move Your Fac /Photo DDM, Manu Massup

Source: www.ladepeche.fr

Entretien.

Quel est le rôle de Move Your Fac ?

Le but premier de l’association est de créer du lien entre tous les étudiants de la fac de droit. Que les premières années puissent être vite intégrées, et qu’il y ait un échange entre les trois niveaux. Pour cela, une journée d’intégration est organisée deux semaines après la rentrée, suivi d’une soirée dans un bar du centre-ville. Un voyage à Paris est aussi prévu pour les deuxièmes années. Ils y visitent les grandes institutions pendant 4 jours, et c’est une sorte de cours pratique en relation avec les cours étudiés. Enfin, tout au long de l’année, nous organisons des soirées à thèmes dans les bars de la ville, une fois toutes les six semaines. Ca amène un peu de vie.

La licence de droit dépend de l’université de Toulouse I Capitole. Quelles sont les différences avec les cours dispensés là-bas ?

On a parfois l’impression d’être comme au lycée. On échange pas mal avec les anciens de Montauban qui sont en Master à Toulouse maintenant.Notamment sur les conditions de travail. A Montauban, il y a une réelle proximité avec les professeurs. En première année, on est une trentaine en travaux dirigés, alors qu’ils sont presque 200 à Toulouse ! Du coup, avec ces effectifs restreints, les profs nous connaissent tous, et ont connaissance des difficultés rencontrées par chacun. Donc peuvent plus faciement y répondre. Ce sont de gros avantages par rapport à Toulouse.

Le voyage dans la capitale a été assez perturbé cette année …

C’est le moins que l’on puisse dire ! Comme les années précédentes, nous devions visiter le Tribunal de Grande Instance de Paris, l’Assemblée Nationale et le Sénat. Le mardi, nous avons assisté aux audiences classiques du TGI, et disposé de quartiers libres pour le reste de l’après-midi. Mais le lendemain a eu lieu l’attaque contre Charlie Hebdo, pendant que nous visitions le siège du PS ! On devait enchaîner avec le siège de l’UMP, dans l’après-midi,, annulé pour cause de plan vigipirate. Tout comme le Sénat. Nous avons finalement été reçu au ministère du Logement avec Sylvia Pinel. On a même eu une petite réception. La ministre était accompagnée du conservateur de l’Hôtel Mâtignon. Il nous a d’ailleurs pris en visite privée aux Invalides sur son temps libre. Il nous a sauvé le voyage !

Comment vous avez appris ces événements ?

On a pas compris tout de suite. Certains ont reçu des alertes sur leur telephone. Alors qu’on prenait le métro le midi, les CRS ont débarqué à la station Concorde et nous ont évacué. Des explosions de bombes dans le souterrain était craintes. Après ça, certains jeunes ont préféré prendre le taxi.

Vous essayez enfin de faire bouger la vie étudiante à Montauban?

Quand on était en première année, on s’est rendu compte que Montauban était une ville morte le soir. L’an dernier, en étant vice-président, j’ai appris à organiser des soirées, et j’étais responsable du voyage à Paris. Il m’a semblé naturel de reprendre la présidence pour continuer de faire bouger les choses. L’association organise une soirée toutes les six semaines pour les étudiants de droit, et des autres sections de Montauban. On arrive à réunir 300 personnes en une soirée ! D’ailleurs, certains parfois timides amènent leurs amis avec eux, et des amitiés se créent comme ça. Les bars nous sollicitent maintenant. Mais on préfère privilégier les lieux en centre-ville, plus facile pour organiser des “after” après 2 heures, et limiter les déplacements.

Et comment vous organisez le retour des soirées ?

Il y a le principe du Sam, le conducteur qui ne boit pas. Et à l’entrée de chaque soirée, on installe des stands où les conducteurs déposent les clefs de voitures et gardés par les membres du bureau de l’asso. Quand un conducteur veut partir, on lui fait souffler dans le ballon. Et s’il est positif, on ne lui rend pas ses clefs. Mais ça nous est encore jamais arrivé !

L’association ne regroupe que les étudiants en droit. Avez-vous des contacts avec les associations des autres sections de l’université ?

En fait, le petit problème, c’est que les IFSI (école d’infirmiers, NDLR) n’ont une asso que depuis cette année, et que l’école de commerce n’en a pas du tout… On essaie donc d’aider comme on peut les infirmiers à bien monter leur collectif, parce qu’au démarrage ça n’est pas évident. Et on est en contact avec les étudiants en commerce. Notre volonté serait d’organiser un grand gala de fin d’année, vers mi-mai. On espère que tous les départements de la fac répondront présents !

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