Comment l'#enseignement supérieur a pris le virage du big data

Open innovation, monétisation des données, objets connectés… Voilà quelques-uns des thèmes qui seront abordés les 10 et 11 mars, lors du salon Big Data Paris 2015. Qu’il s’agisse de formation ou de recherche, l’enseignement supérieur a un rôle à jouer pour accompagner un phénomène entre rupture technologique et évolution de société. Retour sur la manière dont les écoles et universités ont saisi cette opportunité.

Source : www.letudiant.fr

DE NOUVELLES FORMATIONS AUTOUR DU BIG DATA…

Voilà deux ou trois ans que le big data a fait son apparition dans l’offre de formation des écoles et universités, le plus souvent dans le cadre de spécialisations en fin de cursus, qu’il s’agisse de mastère spécialisé, de certificat d’études ou de filières en formation continue… S’adressant en priorité aux professionnels, ces parcours offrent l’avantage de s’adapter facilement aux besoins du marché dans la mesure où ils sont rapides à créer et de courte durée.

Mais certains établissements ont aussi mis sur pied des formations spécifiques, comme l’École polytechnique et Télécom ParisTech, qui ont ouvert à la rentrée 2014 un master en « mathématiques pour la science des masses de données ».

Si les établissements surfent ainsi sur un effet de mode, c’est pour mieux mettre en avantune expertise qui préexistait à la médiatisation du big data. Et ce, aussi bien auprès des entreprises que des étudiants, en exposant les débouchés offerts par les mathématiques appliquées.

… REFLET DE L’INTÉRÊT DES ENTREPRISES POUR CE SECTEUR

En effet, le secteur est porteur d’emplois : en 2014, le cabinet de conseil Gartner annonçait que le phénomène big data devrait créer 4,4 millions d’emplois à travers le monde d’ici à 2015. Concrètement, les entreprises recherchent de nouvelles compétences, liées à l’analyse des informations chiffrées, mais aussi à leur transformation en valeur marchande.

Les entreprises ont pris conscience de l’enjeu stratégique du big data qui leur apparaît comme une véritable mine d’or.

Aux États-Unis, l’exploitation massive des données a fait émerger plusieurs projets, comme StudentLife, une application qui étudie le moral des étudiants, ou un nouveau type de classement des universités par Linkedin. Cependant, l’utilisation des données pose des questions éthiques sur leur potentiel usage commercial.

En France, les entreprises se montrent désormais prêtes à investir pour que se développent les recherches dans ce secteur naissant. Des partenariats se nouent avec les écoles et universités, notamment sous forme de chaires, comme celle emblématique montée par l’Essec avec Accenture, baptisée « Strategic Business Analytics », ou de thèses Cifre.

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