Les #universités françaises peinent à soigner leur réputation internationale

L'Ecole normale supérieure fait une entrée timorée au classement de réputation du « Times Higher Education ».En matière de prestige académique, Harvard règne sans partage depuis plusieurs année sur le paysage universitaire international. Dans son cinquième classement annuel qui hiérarchise les établissements de l’enseignement supérieur selon leur réputation,

Source: http://campus.lemonde.fr/

 

le mensuel britannique Times Higher Education (THE) a encore une fois souligné le succès d’estime que recueille auprès de ses pairs cette fameuse institution de l’Ivy League. Une réussite que viennent appuyer ses congénères nord-américains, plaçant 43 établissements du supérieur dans le top 100, dont 26 dans le top 50 et 8 dans le top 10. En deuxième place, le Royaume-Uni voit 12 des ses universités figurer au palmarès, 6 pour l’Allemagne et 5 pour la France qui fait égalité avec l’Australie et les Pays-Bas.

Réalisé à partir d’un sondage d’opinion auprès de 10 507 universitaires à travers le monde, ce classement n’a pas pour objet une appréciation qualitative des établissements mis en compétition, mais le prestige symbolique qu’ils suscitent auprès des professeurs et des chercheurs. Une approche subjective entièrement assumée par Phil Baty, rédacteur en chef des classements au Times Higher Education, qui estime que « la perception qu’a la communauté académique de la réputation des universités est hautement significative (…) dans une compétition académique mondiale ».

Les écoles françaises en progression

Cent quarante deux pays ont répondu à l’invitation du mensuel entre novembre 2014 et janvier 2015. Ce dernier a soumis son questionnaire en quinze langues, six de plus que l’année précédente, afin de toucher un public académique « le plus divers possible ». Malgré ces efforts d’ouverture, 15,8 % des réponses ont été fournies par des universitaires américains, le taux le plus élevé, suivi de la Chine avec 10,6 % des réponses. Une donnée qui pose la question de la domination anglo-saxonne au classement quand sur les vingt premières places 13 sont américaines, 4 anglaises et 1 canadienne.

Cinquième nation au palmarès, la France progresse néanmoinse de trois établissements par rapport à 2014, où seul l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI) et Paris-IV-Sorbonne étaient représentées. Pas de quoi redorer son prestige international non plus, puisque les nouveaux arrivants, Paris-I-Panthéon-Sorbonne, l’Ecole normale supérieure (ENS) et l’Ecole polytechnique, ne figurent même pas au top 50. Elles stagnent dans les franges non hiérarchisées du palmarès, de la 51eà la 60e place pour Paris-I et Paris-IV qui, pour celle-ci, quitte la frange 71-80 qu’elle occupait depuis trois ans. Entre 61 et 70, on retrouve l’ENS qui fait une entrée timorée, mais moins sombre que Polytechnique qui se perd dans les limbes du classement, de 91 à 100.

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