L'#Essec revoit avec succès son modèle économique

L'Essec inaugurera mai campus Singapour.La grande école de management a renoué avec l’équilibre budgétaire.

L’Essec a remis de l’ordre dans ses finances. Sur l’exercice financier 2013-2014, la prestigieuse école de management a annoncé hier un léger excédent de 150.000 euros, après un déficit l’année précédente de 7 millions d’euros.

Source : www.lesechos.fr

« On a réussi à rectifier le tir sans plan social », se félicite le directeur général du groupe Essec, Jean-Michel Blanquer. Pour y parvenir, l’école a réduit ses dépenses. Et lancé des activités qui tracent la stratégie de l’école pour les années à venir : chaires ; nouveaux partenariats avec Orange et Accenture ; hausse de 30 % des dons issus de la fondation Essec ; revente d’entreprises que l’école avait soutenues durant leur phase d’amorçage ; nouveaux contrats de formation continue.

Développement international

« Au-delà de la maîtrise des dépenses, toutes ces initiatives sont autant de recettes qui permettent le renouvellement indispensable de notre modèle économique, indique Jean-Michel Blanquer. C’est cela qui nous a permis le retour à l’équilibre. » L’école mise aussi sur « la production de ressources », inspirée en cela d’Harvard qui gagne beaucoup d’argent avec ses études de cas réputées.

Le « renouvellement » du modèle passe aussi par le développement international. L’Essec inaugurera en mai son nouveau campus de Singapour, où elle compte accueillir des étudiants du monde entier pour « élargir le vivier ». Ils pourront, dès septembre, commencer leur cursus à Singapour et le finir en France. Le modèle a vocation à se déployer à l’île Maurice, à Casablanca et au Mexique en 2016. Voire à s’étendre à l’Inde et à la Chine dans le cadre du rapprochement enclenché avec Centrale Supélec. L’alliance avec l’école d’ingénieurs couvre la recherche, la formation continue, « l’hybridation des cursus » pour tous les étudiants et le développement international.

L’Essec lorgne avec intérêt le modèle de l’école d’ingénieurs qui, grâce à des partenariats, s’implante à coût nul en Inde ou au Maroc. « L’internationalisation doit même être l’un de nos relais de croissance d’ici à trois ans », plaide Jean-Michel Blanquer. Trois ans durant lesquels l’école devra toutefois absorber les coûts de son campus de Singapour qui, rien que pour les locaux, se chiffrent déjà à 20 millions d’euros.

Marie-Christine Corbier, Les Echos

Ce contenu a été publié dans Actualités, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *