CAPA, une #chaire industrielle sur la Combustion Alternative pour la Propulsion Aérobie

Des réductions drastiques de la consommation de carburant et des émissions de polluants vont devoir être réalisées par les industriels du secteur aéronautique. Ainsi l’Advisory Council for Aviation Research and Innovation in Europe, l’ACARE, demande, pour 2050,

Source : www.bulletins-electroniques.com

une diminution de 75% des émissions de CO2 et de 90% de celles des NOx, par rapport aux caractéristiques des aéronefs produits en 2000. Or les turbo-machines actuelles ayant quasiment atteint leur maturité technologique, elles ne permettront pas de satisfaire ces contraintes. D’où la nécessité de ruptures technologiques. Rappelons que les cycles thermodynamiques, qui s’appuient sur des processus de combustion à volume constant et de détonation montrent une efficacité bien supérieur à celle du processus isobare sur lequel reposent les motorisation actuelles. C’est la raison pour laquelle ces solutions font l’objet d’un intérêt croissant de la part de la communauté aéronautique.

Dans ce contexte, CAPA, le projet de recherche sur la Combustion Alternative pour la Propulsion Aérobie proposé par l’ISAE-ENSMA et l’Institut PPRIME, une Unité Propre de Recherche du CNRS, et soutenu les groupes Safran et MBDA France d’Airbus Group, qui a été retenu dans le cadre du volet « Chaires industrielles » du plan d’action 2014 de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), revêt une importance toute particulière. Combinant travaux expérimentaux et numériques à caractère fondamental, cette Chaire CAPA, lancée pour une durée de 4 ans, a pour objectif d’identifier individuellement les phénomènes physiques de base à l’oeuvre dans ces chambres de combustion innovantes et de comprendre leurs comportements couplés. Une attention particulière sera portée au kérosène et à ses substituts. Précisons que deux démonstrateurs à échelle réduite seront conçus et mis en oeuvre à l’Institut PPRIME. 14 personnes permanentes seront mobilisées par l’ISAE-ENSMA, l’Université de Poitiers et le CNRS dans le cadre de ce projet qui outre ce volet scientifique comporte également deux volets concernant la valorisation et l’enseignement. Ainsi 10 doctorants et 16 stagiaires de Master-Recherche devraient être recrutés.

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