Une nouvelle #chaire d’entreprises consacrée aux enjeux paysagers de la transition énergétique

La ministre de l’Environnement, du Développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal, a officialisé le mardi 7 avril dernier à Versailles, la signature de la première chaire d’entreprises “paysage et énergie” en présence du président du directoire de RTE, Dominique Maillard, et du directeur de l’Ecole Nationale Supérieure de Paysage (ENSP) de Versailles.

INSTALLATIONS EDF EN,  DANS L'AUDE - @EDF - DIDIER MARC

Source: www.lenergieenquestions.fr

Une chaire destinée à favoriser, à travers un espace de recherche dédié, la création, la formation et l’échange, et à combiner au sein du mouvement de transition énergétique, une excellence à la fois environnementale et paysagère. Cette initiative qui replace le paysage au cœur des enjeux de la transition énergétique s’inscrit dans un plan d’action national plus large pour le paysage annoncé par la ministre à l’automne 2014.


Le paysage comme ressort de la transition énergétique

L’ère du pétrole a coïncidé avec des paysages subis. Même si des motifs écologiquement plus vertueux président à l’ère de l’après-pétrole, cela ne suffira peut-être pas à changer la donne“. Il nous faut désormais utiliser et profiter de la “dynamique de projets qui accompagne ce changement pour en faire un ressort de la transition énergétique“, explique Vincent Piveteau, directeur de l’ENSP, pour justifier la pertinence de cette nouvelle chaire d’entreprises dédiée aux paysages.

Une analyse qui semble avoir convaincu la ministre de l’Environnement de faire des paysages un critère d’orientation dans l’application sur les territoires des nouvelles politiques énergiques en lien avec la transition écologique engagée. Les paysagistes ont un rôle évident à jouer pour le développement durable des territoires et se doivent aujourd’hui d’être sensibilisés et formés aux nouveaux enjeux énergétiques.

Comme l’explique à son tour la ministre dans une interview délivrée à Paysage Actualités, “la question de l’interface énergie/paysages ne se réduit pas à l’intégration des éoliennes qui peuvent être une ponctuation paysagère réussie à condition que leur implantation soit bien conçue et réalisée à une échelle harmonieuse. La mutation de notre modèle énergétique, c’est aussi une alternative à l’artificialisation anarchique des sols, le choix de formes urbaines plus compactes, de transports plus collectifs et plus doux, des aménagements, des équipements et des pratiques qui dessinent les nouveaux paysages de la croissance verte“.

Développer les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et miser sur une économie plus respectueuse de l’environnement (économie circulaire), permettra alors de transformer positivement et durablement notre cadre de vie en supprimant les fils électriques via l’adoption de tramway alimenté par le sol par exemple, ou en réduisant la pollution lumineuse pour économiser l’énergie et restaurer ainsi la qualité paysagère de nos ciels étoilés. Le passage à l’après-pétrole, un des objectifs de la loi de transition énergétique, offre cette occasion de reconfigurer les espaces sur d’autres bases, plus équilibrées et plus participatives, et de remettre la qualité paysagère au cœur des décisions d’aménagement.

Formation, recherche et innovation : les objectifs d’une chaire alliant paysage et énergie

Présentée par Ségolène Royal dans le cadre du plan d’action en faveur du paysage lors du Conseil des ministres de 25 septembre 2014, la création de cette chaire “paysage et énergie” fut pensée en partenariat avec par l’Ecole nationale supérieur du paysage de Versailles (ENPS) et accueillera une première promotion de 20 à 30 étudiants dès la rentrée prochaine.

Ce nouvel organisme aura pour objectif de révéler les nombreuses potentialités écologiques, économiques et géographiques qu’impliquent un projet de paysage et l’aménagement durable de notre environnement dans le respect de la convention européenne du paysage.

Quatre domaines particuliers seront ainsi développés : la formation via la mis en place des cursus diplômant et professionnalisant qui préparent à de nouveaux champs d’exercice du métier ; la recherche, via le développement de programmes sur les paysages de l’énergie et les “paysages économes” ; la création, par l’ouverture d’un espace dédié à l’expression culturelle relative aux paysages et aux territoires de l’énergie ; la capitalisation et la diffusion de la connaissance, par la mise à disposition d’un centre de ressources en matière de “paysage et énergie”.

EDF, fondateur et partenaire de la chaire “paysage et énergie”

Partie prenante du paysage français via son implication dans la structuration du réseau énergétique, le Réseau de Transport d’Electricité (RTE), filiale du groupe EDF, s’est associé à ce projet comme premier membre fondateur de la chaire “paysage et énergie”. EDF révèle par ce parrainage son ambition de contribuer largement à la réorganisation des paysages liée à la raréfaction des énergies fossiles et ses conséquences dans les secteurs du transport et du stockage de l’électricité.

Ces nouveaux enjeux paysagers nécessitent dès à présent des recherches pluridisciplinaires associant les sciences humaines et les techniques de l’ingénieur et du concepteur paysager, avec la participation des populations.

Ce contenu a été publié dans Actualités, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

2 réponses à Une nouvelle #chaire d’entreprises consacrée aux enjeux paysagers de la transition énergétique

Répondre à iffresblog Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *