«Faire découvrir l’#université aux jeunes des quartiers populaires»

La façade de la Sorbonne, à Paris.

Pour la troisième année consécutive, l’Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev) organise ce mercredi l’événement Quartiers libres à l’université, en partenariat avec la Sorbonne. Un après-midi au cours duquel le campus de Clignancourt, situé dans un quartier populaire de Paris, ouvre ses portes aux habitants, afin de favoriser les liens entre l’enseignement supérieur et les milieux modestes.

Source : www.liberation.fr

Au programme : du sport, du théâtre, des ateliers de radio ou de poésie pour les plus jeunes, un jeu de piste pour ado à la découverte de la bibliothèque universitaire ou encore un atelier de sensibilisation aux discriminations envers les LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) pour les adultes. Le tout animé par des enseignants-chercheurs, des associations étudiantes et de quartier. Cet événement ambitionne de reconnecter l’université avec son territoire et de la rendre accessible à des populations qui l’estiment hors de portée, explique Claire Llobet, déléguée territoriale à l’Afev Paris.

Quel est l’objectif de Quartiers libres à l’université ?

Nous voulons montrer aux jeunes des milieux populaires que l’université est accessible. En la leur faisant découvrir, nous souhaitons lever le phénomène d’autocensure, leur permettre de se projeter dans des études supérieures et prouver que l’université n’est pas réservée aux gens de classes sociales plus élevées. Ce type d’événements crée des synergies entre le monde universitaire et les quartiers populaires. Pour autant, nous n’avons pas un projet normatif pour que tout le monde aille à l’université.

Plus largement, pour éviter que les inégalités sociales se creusent davantage, il y a un travail à faire pour rendre accessible à ces jeunes l’ouverture culturelle. A Paris, il y a énormément de ressources, mais la connexion entre les publics ne se fait pas. Il faut plus de transparence.

On a coutume de considérer l’université comme accessible au plus grand nombre. Ce n’est pas perçu comme tel dans les milieux modestes ?

Souvent, chez les familles que l’on accompagne [l’Afev est spécialisée dans le tutorat d’enfants de quartiers populaires par des étudiants, ndlr], il n’y a pas de contact avec l’université. Son fonctionnement, la façon dont on y arrive, les aides qui existent, les matières enseignées… ce sont des choses qu’elles ne connaissent pas, ça peut être un monde invisible pour certaines.

Cet événement s’inscrit dans une démarche plus large en faveur de la responsabilité sociétale des universités (RSU), un thème cher à l’Afev…

L’Afev a toujours un pied dans les quartiers populaires et un dans le monde universitaire. Depuis le départ, on marche sur ces deux jambes. Nous souhaitons ouvrir l’université à la ville et montrer qu’elle n’est pas une tour de verre posée sur un territoire, mais qu’elle agit avec lui, qu’elle a une responsabilité face à lui.

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