#Entrepreneuriat : Une tendance intégrée aussi dans les programmes de l’#enseignement supérieur

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En quelques années, l’entrepreneuriat est devenu partie intégrante de l’enseignement supérieur. De nombreux établissements y consacrent désormais des programmes spécialisés, développent leurs incubateurs, et promeuvent cette voie au même titre que des carrières plus classiques. Le statut d’étudiant-entrepreneur permet même aux jeunes entrepreneurs de concilier leurs aspirations avec leur cursus académique. Malgré cette dynamique commune des pouvoirs publiques et du monde académique pour encourager l’entrepreneuriat étudiant, des obstacles persistent. Si un quart des 18-24 ans affirme avoir envie de créer un jour leur entreprise, seuls 3 % des jeunes passent à l’acte. Article proposé par Alexandre Barth.

Source : http://www.maddyness.com/

10 défis, 30 propositions

Face à cette réalité, l’école de commerce Audencia (Nantes) a publié un livre blanc sur le thème de l’entrepreneuriat étudiant. Les étudiants de la Majeure Entrepreneuriat ont identifié 10 problèmes que rencontrent les étudiants-entrepreneurs. Ils ont ensuite formulé des propositions concrètes pour les solutionner et les ont présentées à des professionnels de l’accompagnement des entrepreneurs. Voici un aperçu de leurs réflexions.

Faciliter le financement en amorçage

En réponse au manque de capital et de ressources propres pour boucler son financement, l’ouvrage préconise l’émergence de fonds d’amorçage au sein des établissements en s’appuyant sur les réseaux de business angels et d’anciens élèves. Cette mesure irait de pair avec une formation des étudiants à la levée de fonds et leur mise en relation avec des entrepreneurs pour les aider dans cette étape.

Favoriser le partage de connaissance au sein des secteurs d’activité

D’autre part, les étudiants-entrepreneurs sont victimes de leur manque d’expérience et de relations dans le secteur d’activité visé. Pour lever ce frein, l’ouvrage propose un avantage fiscal aux entreprises hébergeant de jeunes entrepreneurs dans leurs murs afin de proposer du mentorat de proximité. Pour multiplier les contacts entre étudiants et professionnels, une proposition prévoit aussi de développer des services à destination des créateurs au sein des syndicats.

Développer les aptitudes entrepreneuriales

Mais avant même d’entamer la création de leur entreprise, de nombreux étudiants sont dissuadés par l’apparente complexité de la démarche. Le développement d’un Business Game pour les étudiants permettrait d’en démontrer la facilité et le côté ludique. Force est de constater que l’entrepreneuriat est également absent du système éducatif primaire et secondaire. Le livre blanc prône ainsi de s’inspirer du modèle éducatif québécois afin d’accroître l’autonomie des enfants dès le plus jeune âge.

Aider les étudiants à constituer la bonne équipe

Les fondateurs d’une startup ont souvent du mal à rencontrer des potentiels associés avec des compétences complémentaires. Face à cet obstacle, les étudiants d’Audencia proposent une mise en réseau des étudiants en management avec les étudiants ingénieurs par le biais de leur établissement. Ils souhaitent aussi la création d’une plateforme d’appel à participation qui permettrait aux fondateurs de poster des offres de stage au sein de leur startup.

Booster le mentorat entrepreneurial

De plus, les jeunes entrepreneurs sont confrontés à leur connaissance limitée du secteur, du métier et du milieu entrepreneurial. Pour franchir les différents caps de la création d’entreprise, le livre blanc préconise de développer l’accompagnement auprès des étudiants-entrepreneurs qui ont un projet de création. Cette mesure pourrait se doubler d’une réduction d’impôt pour le mentor.

Du livre blanc à la réalité

Certaines des propositions imaginées dans le livre blanc sont déjà effectives et rencontrent un franc succès dans le monde étudiant. Ainsi, les incubateurs étudiants fleurissent dans toutes les grandes écoles et les universités ; on en dénombrait plus d’une centaine en 2012. Les établissements d’enseignement supérieur se dotent aussi de leur propre fonds d’amorçage. Sciences Po dispose notamment d’un fonds de business angels l’Ange Basile dédié exclusivement aux startups de l’établissement. 250 000 euros sont investis par an dans des projets au modèle éprouvé.

Enfin, pour renforcer la crédibilité des startups, des concours destinés aux étudiants ont vu le jour. A l’échelle nationale, le prix PEPITE récompense les projets innovants des étudiants et jeunes diplômés issus d’un PEPITE (Pôles Etudiant Pour l’Innovation, le Transfert, l’Entrepreneuriat). Le prix Moovjee – Innovons Ensemble prime chaque année une vingtaine de jeunes entrepreneurs et porteurs de projets, âgés de 18 à 26 ans. A l’échelle régionale, de nombreux concours existent également avec l’ambition commune de promouvoir l’entrepreneuriat auprès des jeunes.

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