#Crowdfunding : Première décision de justice contre un projet Kickstarter frauduleux

La FTC, l’agence américaine en charge du droit de la consommation, s’attaque désormais aux cas de fraudes au financement participatif. L’initiateur d’un projet frauduleux sur Kickstarter a été condamné le 11 juin, pour la première fois.

Crowdfunding : Première décision de justice contre un projet Kickstarter frauduleux

La Federal Trade Commission (FTC), l’agence gouvernementale américaine en charge du droit de la consommation et des pratiques commerciales, a indiqué le 11 juin avoir entamé sa première action légale contre un projet de financement participatif frauduleux. Le cas en question est une campagne Kickstarter pour un jeu de plateau (The Doom That Came to Atlantic City) datant de 2012.

Source : www.usine-digitale.fr

La Federal Trade Commission (FTC), l’agence gouvernementale américaine en charge du droit de la consommation et des pratiques commerciales, a indiqué le 11 juin avoir entamé sa première action légale contre un projet de financement participatif frauduleux. Le cas en question est une campagne Kickstarter pour un jeu de plateau (The Doom That Came to Atlantic City) datant de 2012.

 

Son initiateur, Erik Chevalier, avait tiré parti de l’expertise et du prestige de plusieurs grands noms du secteur pour récolter plus de 122 000 dollars (pour 35 000 dollars requis au minimum par la campagne) auprès de 1246 personnes. Il n’a cependant jamais entrepris de compléter le projet, utilisant à la place les fonds pour son usage personnel. Après 14 mois de délais et d’excuses, il annule tout bonnement le projet et promet de rembourser ses backers (ce qu’il ne fera pas).

 

S’ADAPTER AUX TECHNOLOGIES ÉMERGENTES

 

L’accusé a accepté un verdict accéléré qui lui interdit de créer de nouvelles campagnes de crowdfunding à l’avenir et lui incombe de rembourser les investisseurs floués à hauteur de 111 793 dollars, ce que sa situation financière ne lui permet pas. Le cas est ainsi plus symbolique d’autre chose et représente une mise en garde de la FTC à l’encontre des escrocs potentiels alors que l’émergence de la FinTech transforme peu à peu l’économie.

 

L’histoire connaît néanmoins une fin heureuse : l’entreprise d’Erik Chevalier ayant mis la clé sous la porte, les artistes à l’origine du prototype ont pu apporter le projet à Cryptozoic, un éditeur spécialisé. Celui-ci a commercialisé le jeu, et dans un élan de bonté l’a offert aux backers du projet original.

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