#CommissionEuropéenne : compte rendu du workshop sur le #crowdfunding

Nous l’annoncions sur ce site il y a quelques semaines, la Commission européenne a reçu les principaux acteurs européens du financement participatif ainsi que des entrepreneurs et décideurs politiques. Co-organisée par la Direction générale en Recherche et Innovation ainsi que la Direction générale en matière de communication, cette conférence a amené les acteurs à échanger autour du thème suivant : Recherche de financement, Innovation et Culture à l’ère digitale : Opportunités et Challenge pour les géants européens du crowdfunding.
 

Max Anghilante, président de l’IFFRES a pris part à cette discussion :

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L’objectif de cette rencontre était de mieux comprendre les derniers développements des plateformes de crowdfunding axées sur la recherche, l’innovation et la culture ; leurs impact sur l’accès au financement pour les entrepreneurs. Pour répondre au mieux à ces questions, la journée a été segmentée en 4 ateliers distincts. Le premier a eu pour vocation de proposer une analyse de l’état actuel général du financement participatif en Europe. Les 3 ateliers suivants furent respectivement consacrés à la recherche, l’innovation et enfin à la culture.

Robert Wardrop de l’université de Cambridge, José Moncada (créateur de la plateforme Bolsa Social) et Anna Szerszen du DG Finance ont pris part à l’atelier d’introduction.
Leurs trois présentations ont permis de dégager des éléments essentiels quant à l’évolution du crowdfunding en Europe : phénomène en évolution exponentielle, le crowdfunding est essentiellement basé sur un système de dons impliquant une récompense (« reward-based »). Ce constat permet la formulation d’une problématique majeure : comment étendre l’expansion du crowdfunding à des domaines où la contribution parait moins évidente à savoir les causes sociales, à la recherche ou encore à la culture ? Et qu’est-ce que pourrait faire la Commission pour favoriser cette expansion ?

 

Le premier atelier était quant à lui consacré au crowdfunding dans la recherche et l’enseignement supérieur.
Max Anghilante y a présenté le projet DaVinciCrowd, Thorsten Witt a introduit sa plateforme ScienceStarter, un homologue allemand de DaVinciCrowd. Elisabeth Zablit nous a quantà elle parlé du développement de WellFundr : une plateforme de financement participatif consacrée à la santé.

Les différentes présentations ont permis de soulever des points communs entre ces 3 projets. Ces plateformes font face à différentes difficultés. La première d’entre elles concernent le financement de la plateforme elle-même, cette question a soulevé un débat directement adressé aux décideurs de la Commission Européenne : La Commission doit-elle soutenir ces projets en proposant un soutien financier direct aux plateformes ou en soutenant certains projets préalablement sélectionnés par les plateformes.

L’innovation était le thème principal du deuxième atelier. Olivier de Duve (président de MyMicroInvest), Karen Kerrigan (directrice juridique et financière de Seedrs) et Bart Becks (directeur de angel.me) ont pris part à cette discussion.

Le dernier atelier de la journée était consacré à la culture. Pour l’occasion, Edouard Meier représentant de KissKissBankBank, Maria Perulero (chargé de projet au sein de la fondation Gotéo) et le créateur de Voordekunst Roy Cremers sont venus parler de leur différentes organisation. Au terme de ces présentations, plusieurs observations peuvent être émises quant à la culture et le financement participatif. Premièrement, le crowdfunding se présente comme une solution viable face à la baisse des financements publics consacrés aux projets artistiques. Ensuite au-delà de l’aspect financier, le crowdfunding permet la construction d’une relation plus forte entre l’artiste et ses financeurs, sa communauté. La notion de communauté parait d’ailleurs importante pour distinguer deux types de démarche dans la création d’une plateforme de crowdfunding : on peut trouver des plateformes dont la création a pour simple vocation de s’insérer sur un marché susceptible d’être très rentable et d’autres, généralement plus spécialisées
Nous pouvons également dégager des enjeux importants pour l’avenir de la culture. Tout d’abord, le crowdfunding devrait être partenaire des collectivités publiques à défaut d’être un simple substitut financier. Enfin comme Roy Cremers l’a justement indiqué : le rôle des décideurs politiques va être de stimuler les individus ainsi que les entreprises à prendre part à ce genre de projet. Remarque que l’on peut appliquer aux autres domaines présentés ce jour.

Viorel Peca, directeur du pôle Innovation de la CE s’est chargé de la conclusion de cette journée. Après avoir promis un compte rendu détaillé ainsi que des propositions de la CE en soutien du financement participatif, M. Peca a choisi de relever quelques points importants de la journée en soulignant des avantages indéniables de ce mode de financement. Premièrement, le développement du participatif sur internet permet un décloisonnement : le crowdfunding fait disparaitre les frontières. Ensuite le directeur a tenu à rappeler à quel point le marketing et la communication était des éléments majeurs du crowdfunding, peut-être même plus important que le financement. Selon lui, la commission pourrait dès lors jouer le rôle d’un catalyseur pour promouvoir le crowdfunding comme un outil de communication.

 

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