La fondation AMIDEX et le CNRS soutiennent la recherche sur l’évolution des lapins et des lièvres en Europe

Quand le lapin fait l’objet d’études

Depuis la dernière semaine d’août et pour encore quelques jours, une équipe d’une quinzaine de jeunes paléontologues, anthropologues et préhistoriens, réalise un travail expérimental aux Six-Chemins.

Maxime Pelletier, originaire de Gensac-la-Pallue, effectue un doctorat de paléontologie au laboratoire Lampéa de l’université Aix- Marseille, en co-tutelle avec le laboratoire d’archéo-zoologie de l’université autonome de Madrid (Espagne). Son programme de recherches, basé sur l’histoire évolutive des lapins et des lièvres en Europe, est financé par la fondation Amidex et le CNRS.

Source Sud Ouest

Afin de mieux comprendre les relations entre l’homme et ces petits mammifères sur les sites archéologiques, Maxime voulait trouver un endroit pouvant accueillir ses recherches, notamment à travers l’étude de terriers de lapins actuels.

4 000 litres de sédiments

Les nombreux terriers sur le terrain d’un particulier de Gensac, Roland Nony, ont ainsi intrigué le jeune chercheur. Il a compris qu’il y avait là matière à s’interroger. Le travail mené sur la garenne permet de comparer les données de population actuelles à celles des populations archéologiques dans le but de mieux comprendre l’origine de leur présence. Jusque-là, aucune étude de ce type n’avait été réalisée. Le résultat est à la hauteur de ses attentes.

Du quadrillage au carroyage par mètre carré, de la truelle au pinceau, l’équipe a pu étudier la vie et la mort de ces lapins de garenne pour mieux comprendre leur mode de vie et leur rapport avec l’homme.

Sur le terrain, le jeunes chercheurs ont extrait environ 4 000 litres de sédiments de ce terrier, qui possède 26 entrées et trois niveaux. Avançant avec précaution, afin de ne pas faire s’effondrer les galeries, ils ont découvert les ossements de nouveau-nés et de jeunes lapereaux de moins de trois mois. Les photos et le relevé photométrique en 3D du début des fouilles seront renouvelés à la fin du chantier.

Quand les sédiments prélevés arrivent au laboratoire, installé au camp, ils sont très délicatement triés puis passés au tamis, (maille de 2 mm), puis de nouveau triés et observés. En utilisant les mêmes techniques de fouille qu’en archéologie, il s’agit-là d’une première en paléontologie.

Catherine Rabiller

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