Patrick Bertand, Président du Fonds de dotation pour l’Entrepreneuriat, champion du numérique lyonnais

Patrick Bertrand porte couleurs numérique lyonnais

Patrick Bertrand porte couleurs numérique lyonnais

Dans le monde de la high-tech, Patrick Bertrand est connu comme le loup blanc. Aux commandes de Cegid comme directeur général depuis 2002, il a, par ailleurs, cofondé l’Afdel, siégé au comité consultatif pour l’économie numérique auprès du Commissariat général à l’investissement et présidé le Conseil national du numérique créé par Nicolas Sarkozy pour ne citer que quelques-uns de ses états de service digitaux.

Source : Les Echos par Vincent Charbonnier

Dans le monde de la high-tech, Patrick Bertrand est connu comme le loup blanc. Aux commandes de Cegid comme directeur général depuis 2002, il a, par ailleurs, cofondé l’Afdel, siégé au comité consultatif pour l’économie numérique auprès du Commissariat général à l’investissement et présidé le Conseil national du numérique créé par Nicolas Sarkozy pour ne citer que quelques-uns de ses états de service digitaux.

A l’heure où les derniers arbitrages de la loi sur le numérique se décident à Matignon, ce Lyonnais n’entendait pas s’arrêter là. A soixante et un ans, Patrick Bertrand vient d’ajouter une nouvelle ligne à un CV déjà bien fourni, en prenant la présidence de Lyon French Tech, le « porte-étendard », dit-il, du numérique lyonnais.

Le label French Tech, qui vise à faire rayonner et grandir les start-up, est national. Mais, avec ses 7.000 entreprises dans la filière, Lyon représente le 2e pôle numérique français. Et la mission est à la mesure de cet entrepreneur insatiable. Pourtant, le numérique est loin d’être le seul fil rouge dans la carrière de ce juriste. Au sortir de Sciences po Paris, il s’oriente vers le monde bancaire en passant la porte du Crédit Chimique, banque du groupe Pechiney et de Total. Puis, il rejoint une société de recherche pétrolière, Eurafrep, filiale du groupe Lazard, un environnement où « rien n’est jamais acquis ».

Impressionnistes et bons bordeaux

Il rencontre alors Jean-Michel Aulas, cofondateur de la compagnie européenne de gestion par l’informatique décentralisée ou Cegid, qui cherche un grand argentier.

Séduit «  en moins d’une demi-heure » par « l’état d’esprit conquérant » de l’entrepreneur lyonnais, Patrick Bertrand devient, dès 1988, directeur financier à ses côtés. Progressivement, il s’impose comme son bras droit dans son entreprise, mais aussi dans le holding qui coiffe ses participations dans l’éditeur de logiciels, dans l’Olympique Lyonnais et dans un fonds d’investissement présent, entre autres, au capital d’une place de marché de vente de pneus.

Avec Jean-Michel Aulas, la répartition des rôles est claire. «  C’est une relation respectueuse, équilibrée », observe Patrick Bertrand, les deux hommes ayant réussi à hisser Cegid au rang d’ETI. Un changement de taille qui va se poursuivre par de nouvelles opérations de croissance externe, y compris à l’international, confie Patrick Bertrand, qui garde les pieds sur terre. « J’ai toujours considéré qu’on ne pouvait pas bien faire son métier de dirigeant si on n’était pas ouvert au monde », estime ce patron, sensible aux impressionnistes, adepte de peinture espagnole et amateur de vins de Bordeaux.

Impliqué dans de nombreuses organisations professionnelles, y compris en Europe, il ne l’est pas moins dans des associations d’alphabétisation et d’insertion comme Sport dans la ville. « On ne peut pas se plaindre de l’émergence des extrêmes sans rien faire », souligne ce dirigeant à la stature imposante, qui est aussi investi dans des start-up avec une quinzaine d’autres « business angels », au sein du groupe Seed4Soft.

A la présidence de Lyon French Tech, cet homme de réseaux, réputé pour son engagement dans la filière, veut hisser des acteurs lyonnais de la high-tech au rang de champions internationaux, tout en continuant à présider le fonds de dotation pour l’entrepreneuriat et le numérique créé par Cegid, quai Paul-Sédallian.

Sans pour autant négliger sa famille, ses trois enfants et deux petits-enfants franco-espagnols, ni les voyages et la lecture de romans ou de livres sur la politique, pour essayer, dit-il, de mieux « comprendre pourquoi notre démocratie fonctionne si mal ».

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