L’Afev : des étudiants utiles sur les quartiers

L'équipe de l'Afev Toulouse, à Bellefontaine. Une association en lien avec les préoccupations du quartier. /Photo DDM, Frédéric Charmeux

L’équipe de l’Afev Toulouse, à Bellefontaine. Une association en lien avec les préoccupations du quartier. /Photo DDM, Frédéric Charmeux

Créée en 1991 dans le cadre de la politique de la ville, l’Afev (Association pour la fondation étudiante sur la ville), ne ralentit pas ses missions. Ce mouvement en droite ligne de l’Education populaire et subventionné par la Ville, la Région et le conseil départemental ne faiblit pas. Son but ? Permettre de prévenir le décrochage scolaire chez des jeunes (repérés par les établissements scolaires et les éducateurs spécialisés) et favoriser la réussite pour tous. Sans omettre l’engagement dans des missions citoyennes et le service civique.

Source : La Dépêche par Silvana Grasso

500 étudiants recrutés par an

Des étudiants qui s’engagent et qui cassent le cliché, souvent tenace, d’un individualisme effréné : «L’Afev Toulouse recrute, chaque année, 500 étudiants, rappelle Chloé Brandely, chargée du développement local. C’est plutôt bien».

Étudiante en animation sociale culturelle après un passage en psycho, Lisa, 22 ans, est bénévole à l’Afev depuis 2009, au lycée du Mirail Rive gauche. Elle s’occupe de deux élèves en bac pro comptabilité. «Je les aide notamment à trouver un stage, à rédiger une lettre de motivation, à se présenter à un futur employeur…»

Colocation pour projet solidaire

Lisa donne aussi de son temps en colocation de projet solidaire. «Des étudiants vivent au Mirail en colocation, dans une barre d’immeuble, et sont pris en charge par le Crous. En échange, ils s’impliquent dans un projet sur le quartier, explique la jeune femme. Sur l’année scolaire, je donne quatre heures par semaine pour monter une initiative sur le quartier. Cela peut-être l’organisation d’un repas de quartier ou de jardins partagés».

Lisa l’avoue : l’amélioration chez les jeunes concernés est visible. «On participe à casser les préjugés sur les quartiers, à éviter de faire des amalgames et de mettre des gens dans des cases. On permet aussi aux familles d’être acteurs de leur vie, de leurs projets. En un mot de construire ensemble».

Une mission qui n’a jamais eu autant d’utilité qu’aujourd’hui.

Ce contenu a été publié dans Actualités, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *