ECAM de Lyon devient Fondation Abritante pour se renforcer

L’école catholique des arts et métiers (ECAM) Lyon déploie un vaste plan campus 2015 de 30 M€ sur la période 2015-2025. Avec comme ligne de mire la multiplication par 2,5 de ses effectifs étudiants en 10 ans.

La future entrée du campus de l’ECAM Lyon avec son nouvel espace restauration (projection)

La future entrée du campus de l’ECAM Lyon avec son nouvel espace restauration (projection)

Source : La Tribune par Stéphanie Borg

Dans un marché de la formation supérieure ultra-concurrentiel et internationalisé, l’ECAM Lyon a lancé un vaste chantier intitulé Campus 2025.

« Il s’agit d’un plan stratégique mûrement réfléchi, porté par une forte dynamique interne et basé sur plusieurs axes comprenant, entre autre, de nouvelles offres de formations et l’agrandissement de notre campus existant », souligne Didier Desplanche, Directeur général de l’ECAM.

D’un montant global de 30 M€ (répartis entre les travaux, la pédagogie et la vie scolaire), le plan Campus sera déployé en 2 deux phases : 15 M€ investis entre  2015-2020 et 15 M€ entre 2020 et 2025.

+ 1 400 étudiants en 10 ans

Objectif affiché : multiplier par 2,5 les effectifs étudiants en passant de 1 100 étudiants actuels à 2 500 étudiants en 2015.

Pour y arriver, l’école mise sur le vivier de jeunes qui devrait progressivement arriver en âge d’étudier jusqu’en 2020, les filles (en portant leur part de 25 à 30% des effectifs) dans un contexte général de forte demande du marché (le taux d’employabilité des jeunes diplômés de l’ECAM Lyon est de 96% à 4 mois). Mais l’école d’ingénieurs compte surtout sur l’international pour se développer (36% des diplômés trouvent un premier emploi à l’étranger) en cherchant à attirer davantage les étudiants étrangers.

Une formation d’ingénieur 100% en anglais

Mais pour les convaincre massivement de choisir Lyon, il manquait à l’école un programme de formation entièrement en anglais. A la rentrée 2016, l’ECAM Lyon proposera donc une cinquième formation d’ingénieurs « mecanical and electrical ingenierie » entièrement en anglais accréditée depuis le 9 juin 2015 par la commission de titres des ingénieurs (CTI) sur la base d’un Bachelor en 3 ans et d’un diplôme d’ingénieur en 5 ans.

«  C’est une première parmi les écoles d’ingénieurs de ce type. Il s’agit d’un programme européen conçu en partenariat avec d’autres établissements », précise Pascal Boulon, directeur des formations de l’ECAM Lyon.

Pour faciliter l’accès à ce type de formation, l’ECAM a conclu des partenariats avec des universités européennes comme le Politecnico di Torino, qui permet aux élèves d’étudier dans leur pays d’origine et de ne venir en France qu’à partir de la 4e année.

Un campus attractif et ouvert

Outre la qualité de ses formations, l’ECAM Lyon entend redevenir « visible et attractif » avec une forte volonté d’ouverture sur l’extérieur. Pour séduire ses futurs étudiants – et leurs parents – l’établissement a fait le choix de rester sur son site historique de Fourvière (il a un temps été évoqué un déménagement à la Doua ou à Ecully) en lançant un vaste plan de rénovation et de construction.

Progressivement, les classes prépa seront rénovées, une nouvelle résidence s’installera au cœur du campus (à l’emplacement de l’actuel terrain de foot qui sera déplacé sur le toit-terrasse de la résidence), un chemin reliera la partie basse et la nouvelle partie haute du campus, une maison et un terrain exploitée par l’école mais appartenant à la Providence Caille. A l’entrée, un vaste espace de restauration moderne complètera ces investissements.

Vers une alliance extérieure ?

Pour continuer à compter dans le paysage des écoles d’ingénieurs, l’école lyonnaise doit gagner en attractivité.

« Nous sommes un groupe de taille moyenne conscient de la nécessité de nous développer, y compris en choisissant de nous associer avec un autre établissement. Pour le moment nous sommes indépendants, mais nous y réfléchissions», conclut le directeur général.

L’ECAM Lyon n’a pas souhaité évoquer les pistes étudiées. Elle devra d’abord changer son statut actuel de fondation à fondation d’utilité publique abritante pour devenir plus flexible. En attendant, elle poursuit sa stratégie d’ouverture : à commencer par son entrée dans le réseau Comue-Université de Lyon, entérinée ce 29 septembre dernier.

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