Une chaire universitaire pour étudier la vision chrétienne de l’écologie intégrale

Le Centre interdisciplinaire d’éthique (CIE) de l’Université catholique de Lyon inaugure jeudi 28 mai une nouvelle chaire, à l’occasion d’une journée d’hommage à Jean Bastaire.

Source : La Croix par Anne-Bénédicte Hoffner

« Chaire Jean Bastaire pour une vision chrétienne de l’écologie intégrale » : ainsi a été baptisée la nouvelle structure inaugurée officiellement jeudi 28 mai par le Centre interdisciplinaire d’éthique de l’Université catholique de Lyon. Pilotée par Fabien Revol, un jeune philosophe et théologien, elle a été conçue pour entretenir et poursuivre l’œuvre de Jean Bastaire, écrivain inclassable, d’abord professeur d’italien et spécialiste de Charles Péguy, devenu au fil de ses échanges avec son épouse, Hélène, médecin et militante de la protection animale, l’un des piliers d’une « écologie chrétienne » (1).

Entre les deux hommes, une relation quasi-filiale s’est nouée. « J’ai rencontré Jean Bastaire en 2008, pendant la deuxième année de ma thèse », raconte Fabien Revol. « Nous avons commencé à correspondre. Parfois j’allais passer un après-midi chez lui, nous refaisions l’écologie et la théologie, en ferraillant un peu sur le rôle des anges dans la Création, la restauration finale à la fin des temps ou encore le rapport à la théorie de l’évolution. » Mais, « dans les grandes lignes », le jeune théologien et philosophe, dont la thèse – sur « la Création continuée » – est désormais publiée, estime marcher sur les traces de son aîné.

Susciter des « frères et sœurs de la Création »

Jean Bastaire est décédé à l’été 2013, à l’âge de 86 ans. Auparavant, il a légué son patrimoine à la Fondation Saint-Irénée du diocèse de Lyon pour qu’elle poursuive son rêve : susciter des « frères et sœurs de la Création », autrement dit des chrétiens engagés dans sa préservation. Quelque temps plus tard, à la recherche du meilleur moyen pour y parvenir, son directeur, Étienne Piquet-Gauthier, a l’idée de cette chaire.

Financée pour cinq ans par la Fondation, elle propose, depuis janvier, un cours de théologie morale de l’écologie et rassemble déjà une équipe interdisciplinaire de huit enseignants-chercheurs du CIE et de la faculté de théologie. La fragilité des systèmes écologiques, la fragilité de l’homme et leur interdépendance devraient figurer parmi leurs premiers thèmes de recherche.

(1) Du 1er au 14 juin, La Croix proposera un grand dossier quotidien de deux pages sur le thème « Chrétiens et écologie : la réconciliation ? »

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