Wattrelos: comment Mezrak a bénéficié d’un sacré coup de pouce pour ses études

Comme Merzak Meddah en 2006, ils sont 48 jeunes méritants issus de la métropole a avoir obtenu un coup de pour du programme Aréli Émergence.

Comme Merzak Meddah en 2006, ils sont 48 jeunes méritants issus de la métropole a avoir obtenu un coup de pour du programme Aréli Émergence.

Un coup de pouce est toujours le bienvenu. Surtout s’il concerne la réussite professionnelle des jeunes et qu’il est concret. Merzak Meddah en est bien conscient. En 2006, l’ancien Wattrelosien a tapé dans l’œil d’Aréli qui, grâce à son programme Émergence, a financé une partie de ses études de commerce.

Source : La voix du nord par Jonathan Carridroit

L’essentiel, c’est peut-être d’y croire. D’abord croire en soi et s’accrocher. Et lorsqu’on est une jeune pousse talentueuse, un coup de main est toujours bienvenu.

Merzak Meddah qui a grandi avec ses cinq frères et sœurs dans le quartier du Sapin-Vert à Wattrelos ne dira pas le contraitre. « Mon père est arrivé vers 1965, il était cariste à la Redoute ». Le jeune homme a aujourd’hui 28 ans et travaille au département audit interne de Kingfisher (leader des magasins de bricolage, propriétaire de Castorama et de Brico Dépôt en France).

En 2006, il est repéré par Aréli pour son programme Émergence qui entend accompagner les jeunes issus de milieux modestes ou issus de l’immigration dans leurs études supérieures. Si Aréli repère habituellement les jeunes dans une vingtaine de lycées de la métropole, pour Merzack c’est un peu différent. « J’étais déjà en prépa HEC au lycée Gaston-Berger. On nous a présenté l’association Aréli, les critères pour devenir lauréat. En règle générale, il faut être boursier et avoir son baccalauréat avec mention ».

La moitié des études financée

Il remplit le dossier et passe un entretien. « Je suis plutôt dynamique et ambitieux, c’est peut-être ce que j’ai fait ressentir. » Branché par le marketing, le commerce et la finance, Merzak intègre Grenoble école de management, soutenu par le programme Émergence. « L’aide est d’abord financière, explique-t-il. L’école coûtait 8 500 euros par an. »

Aréli finance la moitié jusqu’à la fin des trois ans d’études, sans compter le coup de pouce lié à son départ pour Grenoble. « Là où d’autres ont emprunté la totalité, j’ai emprunté 50 %. Et puis il y a l’accompagnement, le suivi des lauréats à travers des réunions chaque trimestre. » Chacun dispose du soutien d’un parrain. « Ce sont des personnes qui travaillent mais qui ont un peu de temps pour filer un coup de main. »

Seule contrepartie, « chaque lauréat doit faire partie d’une association, ou entreprendre une action citoyenne. Je faisais du soutien scolaire sur Grenoble. C’est une manière de rendre la pareille (…) Le programme a été un facilitateur. Je pense qu’il faut en parler, que les gens qui pensent le mériter se manifestent. » En parler, c’est justement ce que Merzak Meddah a fait pendant son premier job à PwC (Lille), chez qui il est resté plusieurs années. « C’est une mission qui nécessite des fonds. Ils ont financé Aréli à hauteur de 10000 euros et des collègues sont devenus parrains. »

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