Ecoles d’ingénieurs : Thierry Mandon liste quatre chantiers pour 2016

Vendredi 18 septembre avait lieu l’assemblée générale de rentrée de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI). Thierry Mandon, secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche était l’invité d’honneur. Il a listé quatre chantiers qu’il souhaite placer sur sa feuille de route avec les écoles d’ingénieurs pour 2015-2016.

Source : Orientations

Le modèle économique, la formation professionnelle et la taxe d’apprentissage, l’international et le bac +3 : tels sont les quatre chantiers que Thierry Mandon, secrétaire d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, souhaite placer sur sa feuille de route avec les écoles d’ingénieurs pour l’année 2015-2016. C’est ce qu’il a déclaré lors de l’assemblée générale de rentrée de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI).

Modèle économique et rayonnement international

Le secrétaire d’Etat a tout d’abord énoncé son envie d’ouvrir une réflexion au sujet du modèle économique des écoles d’ingénieurs, estimant que « la hausse des frais d’inscription » ne doit pas être « le levier de consolidation » de celui-ci. Interrogé sur le budget des établissements, Thierry Mandon n’a pas fermé la possibilité que de nouveaux prélèvements sur les fonds de roulement soient effectués, même s’il n’y est pas favorable.

D’autre part, le secrétaire d’Etat a expliqué qu’il fallait faire rayonner la France à l’international par le biais de son système d’enseignement supérieur. Pour lui, il est « stratégique » d’utiliser ce levier « comme un outil de softpower ».

La formation professionnelle et le diplôme de niveau bac +3

Autre sujet abordé par Thierry Mandon : la formation professionnelle. Le secrétaire d’Etat s’est dit « surpris par la violence de l’impact de la réforme » opérée en 2014. Selon les directeurs d’écoles d’ingénieurs, la baisse des ressources tirées de la collecte de la taxe d’apprentissage est d’au moins 20 millions d’euros. « Un choc terrible », répond le ministre, avouant que certains impacts n’ont pas été mesurés comme ils l’auraient mérité. Un sujet qui sera analysé au cours des trois prochains mois.

Pour finir, Thierry Mandon a annoncé qu’il attendait la remise du rapport de Christian Lerminiaux, ancien président de la CDEFI, sur la mise en place d’une voie spéciale pour les bacheliers professionnels. Elle sera baptisée brevet professionnel supérieur (BPS) et se fera entièrement en alternance.

Dans une lettre de mission, Geneviève Fioraso, alors secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, expliquait qu’elle souhaitait voir « proposer de nouveaux parcours aux dizaines de milliers de bac pro qui, chaque année, souhaitent poursuivre des études et leur éviter ainsi un parcours universitaire source d’échec aujourd’hui quasiment assuré ». Elle demandait donc à Christian Lerminiaux « une consultation approfondie des milieux professionnels » afin que cette filière se développe dans le cadre d’une « alternance poussée ».

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