Fundraising : Arts et Métiers propose une formule « donnant-gagnant »

Fundraising : Arts et Métiers propose une formule "donnant-gagnant"

Arts et Métiers ParisTech

a lancé sa première grande campagne de fundraising, le 21 octobre 2015, axée sur les industries du futur. Objectif : récolter 20 millions d’euros, avec des partenariats « donnant-gagnant » avec les entreprises.

Source : EducPros par Étienne Gless

Vingt millions d’euros sur cinq ans. C’est l’objectif d’Arts et Métiers ParisTech, qui lance sa première campagne de fundraising d’envergure en octobre 2015. Un chiffre « à la fois ambitieux et réalisable », souligne Aurore Friedlander, directrice du fundraising de l’école d’ingénieurs parisienne. Selon l’enquête de la CGE (Conférence des grandes écoles) publiée le 8 octobre 2015, les établissements les plus actifs en la matière – c’est-à-dire une douzaine d’écoles – recueillent au moins 500.000 euros de dons chaque année. Arts et Métiers table, elle, sur 4 millions d’euros par an.

Les industries du futur à l’honneur

Pour cela, l’établissement cible en priorité les entreprises. La tâche ne sera pas facile. « 12% des entreprises françaises sont déjà mécènes. Et elles sont très sollicitées. On estime qu’une entreprise reçoit entre 200 et 1.000 sollicitations par an. On constate aussi, depuis peu, une légère baisse du nombre d’entreprises donatrices et du montant du don », reconnaît la responsable de la campagne, qui compte bien surmonter ce climat difficile.

Avec tout d’abord un thème porteur : les industries du futur. « Arts et Métiers ParisTech est, avec l’institut Mines Télécom, le seul membre académique fondateur de l’alliance pour l’industrie du futur« , fait remarquer Aurore Friedlander.

Des partenariats « Donnant-Gagnant » avec les donateurs

Et un produit d’appel particulier : Arts et Métiers veut mettre en place des partenariats « donnant-gagnant ». Une manière d’aller plus loin que le traditionnel mur des donateurs, également prévu, ou les différents dispositifs pour accroître la visibilité des mécènes auprès des étudiants.

L’établissement espère attirer les entreprises en leur proposant différents avantages. Ainsi, les « partenaires stratégiques » pourront participer au pilotage de l’établissement au sein des instances de décision, également au choix des programmes de recherche, ou encore être consultés sur l’offre de formation.

35 projets de 15.000 euros à 6 millions d’euros à financer

La campagne, établie sur quatre axes – formation, recherche, entrepreneuriat, infrastructures –, propose 35 projets à financer. Fablab, chaire d’entreprise, programme d’open innovation, rénovation de bâtiments, école de l’entrepreneuriat, formation à distance… Dans ses cartons, l’école mêle des projets de dimension locale, nationale et internationale, pour des montants de dons allant de 15.000 euros à 6 millions d’euros.

« Nous voulons toucher les grandes entreprises mais aussi les PME, détaille Aurore Friedlander. Pour décliner la campagne nationale de fundraising au niveau local, je vais m’appuyer sur les responsables des relations avec les entreprises de nos différents campus. »

Pour cette campagne de fundraising, sur le plan juridique, Arts et métiers ParisTech a créé un « fonds de développement pour l’industrie du futur », abrité par la Fondation Arts et Métiers, reconnue d’utilité publique.

Une fiscalité très favorable

Les entreprises effectuant un don à une œuvre reconnue d’intérêt général peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt de 60% du montant du versement, dans la limite de 0,5% de leur chiffre d’affaires.

Pour bénéficier de ces douceurs fiscales, les dons doivent être effectués dans une « intention libérale », c’est-à-dire gratuite. L’entreprise qui effectue un don peut seulement exiger l’inscription de son logo ou de son nom sur les supports de communication relatifs au projet soutenu.

En pratique, les contreparties financières sont tolérées, mais dans la limite d’un rapport de 1 à 4. Exemple : si l’entreprise effectue un don de 100.000 euros, elle ne peut exiger une contrepartie supérieur à 25.000 euros. Sinon l’opération peut être requalifiée de parrainage (sponsoring).

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