Quand étudiants et entreprises locales travaillent main dans la main

La technologie et les étudiants de l’ESIEE au service des projets des entreprises locales.Com des Images - Teddy Hénin.

L’école d’ingénieurs ESIEE-Amiens mise sur le transfert de technologie en officialisant des travaux de recherche entre étudiants et entreprises locales.

Source : Le Courrier Picard par Gaëlle Martin

L’ESIEE-Amiens, école d’ingénieurs, a inauguré sa chaire académique Electrical Transfert le 1er juin 2015. Cette chaire a pour objectif de rapprocher étudiants et entreprises pour des travaux de recherches en ingénierie et plus particulièrement sur le transfert électrique dans les systèmes mécaniques complexes.

Pour l’école, cela permet aux étudiants d’être directement plongés dans le monde du travail et ce en lien direct avec leurs études. Pour la région, cette chaire offre une belle compétitivité et une certaine attractivité. Le rapprochement avec le Nord – Pas-de-Calais ouvre le champ a de nombreuses collaborations. Enfin, pour les entreprises locales, car ce sont bien elles qui sont favorisées par cet échange de bons procédés, ces travaux de recherches sont des aides considérables pour leur pérennisation et leur développement. La collaboration a commencé il y a quelques années avec brio. Une phase test très réussie. Pour preuve, les entreprises ayant participé à l’expérience sont très reconnaissantes de la plus-value apportée et souhaitent poursuivre l’aventure.

Un coup de pouce pour les entreprises

La taille et la spécialité des entreprises impliquées dans cette collaboration sont tout à fait variées mais toutes ont une chose en commun : un projet précis à mettre au point pour aider leur évolution. Parmi ces entreprises, EREM, spécialisée dans la réparation de moteurs électriques. EREM travaille depuis le début de ce projet avec l’ESIEE. Cette entreprise de Wavignies, dans l’Oise, emploie vingt personnes. « Nous fabriquons également des moteurs spéciaux qui tournent très vite, explique Paul Maier. EREM est autosuffisante. Nous travaillons souvent en flux tendu. Nos clients sont de grosses entreprises comme Siemens. » Lorsque l’un des moteurs tombe en panne, il faut que la réparation se fasse presque immédiatement. Quitte à payer un taxi pour acheminer la pièce le plus rapidement possible car les pertes financières dues à l’arrêt technique peuvent être colossales. « Mes clients veulent donc que nous trouvions des solutions pour éviter les pannes ou du moins les prévenir. Ce sera donc le sujet d’étude avec la chaire. C’est une aubaine pour une petite entreprise comme la nôtre. Sans cette chaire, cela n’aurait jamais été possible. »

Le témoignage de Carmelina Sanchez Guerrero, directrice générale de Cyclam, à Amiens, va dans le même sens. Son entreprise de garnitures mécaniques d’étanchéité, après être devenue filiale de différents groupes industriels successifs, a repris son indépendance. Une opération pour laquelle les salariés se sont courageusement battus lors d’une fantastique aventure humaine. De fait, le petit coup de pouce apporté par la chaire est une belle opportunité.

La chaire académique Electrical Transfert pourrait même contribuer à sauver des vies en s’alliant avec EPSF, par exemple, qui emploie une centaine de personnes. La mission d’EPSF est de veiller au respect des règles de sécurité sur les voies ferroviaires. « Avec la chaire, nous allons travailler sur le shuntage des passages à niveaux, explique Laurent Cebulski, directeur des autorisations. Avec les nouveaux trains, plus légers, certaines installations deviennent obsolètes. Les trains ne déclenchent pas les systèmes aux passages à niveau. Il y a un danger réel. » Une fois ce problème résolu, d’autres seront également à penser. L’évolution des nouvelles technologies apporte également son lot de soucis non négligeables. Comme le détournement d’un train par exemple, à craindre, est à étudier. La chaire académique Electrical Transfert ne risque donc pas de manquer de travail.

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