À Rouen, le professeur Thierry Frébourg et son équipe ont reçu une dotation de 350 000 € de la fondation Arc pour leurs travaux sur l’hérédité du cancer

L’équipe du Pr Thierry Frébourg a reçu une dotation de 350 000 € de la part de la fondation Arc pour ses recherches sur l’hérédité du cancer.

Source : Paris-Normandie par Geoffrey Guillotin

Thierry Frébourg et son équipe ont reçu, à la faculté de médecine de Rouen, les donateurs de la fondation Arc pour la recherche sur le cancer, afin de présenter les découvertes réalisées par le centre génomique depuis près de vingt-cinq ans.

Ces travaux représentent une avancée majeure dans la connaissance du cancer et sur les traitements à mettre en place, et particulièrement sur l’hérédité de la maladie liée au syndrome de Li-Fraumeni, la prédisposition génétique au cancer : « Le patrimoine génétique humain est très complexe, il existe environ 3 milliards de lettres. On estime que chaque personne compte 20 000 erreurs dans ce patrimoine, certaines peuvent mener à des maladies, parfois cancéreuses. Notre but est de trouver la faute qui détermine s’il y a une hérédité possible du cancer chez certaines personnes ».

Des cancers à répétition

Pour cela, le laboratoire universitaire travail en collaboration avec deux autres centres américains (Toronto et Boston) et est financé par plusieurs organismes à hauteur de 2 M€ sur les trois années à venir. Grâce au don de la fondation Arc, les chercheurs vont pouvoir accélérer la dynamique d’expérimentation. Pour déceler cette hérédité, les laborantins examinent en premier lieu le dossier médical des membres de la famille mais aussi les antécédents du patient puisque les malades ont souvent des cancers à répétition. « On constate que les patients qui possèdent le gène héréditaire et qui sont traités de la même manière que les autres personnes sont souvent assujetties à de nouveaux cancers, explique Thierry Frébourg. La raison est simple, le traitement mis en œuvre détruit non seulement les cellules cancéreuses mais aussi celles qui luttent contre celui-ci, permettant alors aux tumeurs de réapparaître. »

Avec ses découvertes, l’équipe a déjà fait évoluer les techniques médicales mais espère aussi prévenir le risque d’hérédité au sein de la population. « Un cancer survenu très tôt, par exemple pour une femme de 30-35 ans atteinte du cancer du sein, cela signifie le plus souvent l’hérédité du gène, nous pouvons alors communiquer l’information aux proches, faire des analyses afin de déterminer tous risques et prendre les mesures qui s’imposent. » Très médiatisé par le cas de la star Angelina Jolie, qui a subi une ablation des seins pour prévenir le danger, le gène héréditaire de la maladie serait présent dans 5 % des cancers selon la communauté scientifique.

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