Partenariat entre Universcience et la Fondation Bettencourt Schueller

Partenariat entre Universcience et la Fondation Bettencourt Schueller

Le but d’Universcience: former à la diffusion scientifique 80 doctorants au Palais de la découverte et à la Cité des sciences et de l’industrie.

Source : MCE TV par H. Mandi

Domaine d’excellence d’Universcience, les activités présentielles de diffusion de la science, dites de médiation scientifique, développées au Palais de la découverte et à la Cité des sciences et de l’industrie favorisent le partage des connaissances sur un mode participatif. Ces activités prennent la forme d’exposés, d’ateliers, de visites animées, de rencontres avec des chercheurs et de séances de planétarium qui sont proposés quotidiennement au public. L’efficacité de ces interventions repose sur la capacité de leurs responsables – les médiateurs – à adapter les contenus en temps réel en fonction de leur auditoire et à répondre à ses questions, quel que soit le degré de connaissance des sujets scientifiques, du public.

Renouveler la médiation, être au coeur de la science «en train de se faire»

Avec la volonté de renouveler cette offre de médiation unique en son genre et d’être au plus près des avancées de la recherche contemporaine, Universcience s’est engagé depuis plusieurs an-nées dans un programme de recrutement et de formation de jeunes doctorants à la médiation. Dans le cadre de leur contrat doctoral, ces étudiants, qui préparent une thèse, peuvent effectuer une activité complémentaire, rémunérée et consacrée à une mission de diffusion de science, pendant une durée de trois ans. Répondant à cette mission, Universcience accueille et forme ainsi à la médiation scientifique de jeunes doctorants issus des universités.

Un échange gagnant

En présentant un exposé sur le sujet de leur thèse, les doctorants contribuent ainsi à enrichir la palette des médiations d’Universcience et reçoivent en contrepartie, de la part de l’établis-sement, une formation aux outils et méthodes de vulgarisation qu’ils pourront mettre à profit dans l’exercice de leur profession. Enrichis de cette expérience de terrain, de cette confronta-tion au public, ces doctorants acquièrent, au cours de ces trois années, une capacité à syn-thétiser et à rendre accessibles des sujets pointus. Pour ceux qui décident de se consacrer à la recherche ou à l’enseignement, comme pour ceux qui rejoignent le secteur privé comme in-génieur, cette expérience est précieuse.

Le partenariat entre Uniscience et la fondation Bettencourt Schueller

Avec la volonté d’attirer de nouveaux publics et de proposer des présentations innovantes, Universcience s’est fixé comme objectif d’accroître l’effectif de ses doctorants en passant de 50 doctorants actuellement à 86 doctorants à l’horizon 2016-2017. La Fondation Bettencourt Schueller, qui partage cette même volonté d’aide à la recherche française et aux jeunes ta-lents, a décidé de soutenir financièrement ce projet ambitieux. La signature le 25 janvier pro-chain d’une convention de partenariat pour un montant total de 780 000€ sur trois ans viendra sceller cet accord.

Une opportunité unique d’échange avec de jeunes chercheurs

La participation de jeunes doctorants à l’élaboration des exposés de médiation constitue pour Universcience une opportunité unique de présenter, de façon vivante et attractive, la science fondamentale en cours de réalisation mais aussi de diversifier le profil de ses médiateurs.

Le rapport direct qui s’instaure entre les doctorants et les jeunes visiteurs, lié à leur proximité générationnelle, favorise la transmission des connaissances scientifiques. La médiation joue ici un rôle essentiel dans l’éveil de vocations scientifiques, qui est une des missions phares d’Universcience.

Au départ, limité à quelques disciplines, l’accueil de doctorants a été étendu à l’astronomie, la physique, la chimie, les mathématiques, les sciences du vivant, les sciences de la terre et la géologie mais aussi aux sciences sociales et à la transmission aux plus jeunes, au sein de la Cité des enfants notamment.

Les doctorants sont issus de plusieurs écoles doctorales : les universités Pierre-et-Marie-Cu-rie, Paris Diderot, Paris Sud, Paris Descartes, Grenoble 1, l’École Normale supérieure, le CNRS, l’Inserm, l’Institut Pasteur, le CEA, L’Inra ou encore l’Institut Curie… Une fois formés, ces docto-rants animent des ateliers et des exposés sur la base de 268 heures en année scolaire (répar-ties en 64 demi-journées ou 32 jours). Leur formation est assurée par les médiateurs avec une formation générale dispensée par l’École de la médiation, animée par Universcience.

Témoignages de doctorants

Adriana Guevara Rukoz (1re année de thèse en sciences cognitives à l’École Normale supérieure, au Laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistiques) Domaine de recherche : traitement automatique de la parole. Affectée au Palais

«L’année dernière, j’hésitais entre une thèse de doctorat et un master en médiation scientifique et puis j’ai appris que je pouvais faire de la médiation en étant doctorante. Je visais l’unité de biologie. On m’a proposé d’intégrer la nouvelle unité informatique en cours de préfiguration. J’en suis ravie : cela signifie beaucoup de liberté car rien n’est établi, on a tout à créer ! Universcience va me former à la vulgarisation scientifique. Du fait de mon domaine d’étude, je pense apporter un plus au département informatique. Et puis une femme en informatique ça peut changer (un peu) les choses ! Pour la suite, mes idées sont encore floues. J’aimerais appliquer les sciences acoustiques aux réseaux sociaux par exemple, rester dans la médiation, même si elle passe par les nouvelles technologies.»

Xavier Palermo (1re année de thèse en physique au CNRS)

Domaine de recherche : la supraconductivité. Affecté à la Cité des enfants.

«J’aime l’idée de présenter mon sujet de recherche à un public non initié mais intéressé puisqu’il vient à la Cité. J’ai envie de partager, surtout que la physique ou les maths, ça touche peut-être moins les gens que la médecine ou la biologie. Quand on m’a proposé la Cité des enfants, je me suis dit qu’enfant, j’aurais aimé bénéficier de ce type de médiation ludique et je trouve sympa de pouvoir y participer à présent. J’espère apporter à Universcience les nouvelles problématiques que se pose la physique actuelle. En retour, cette expérience de médiation va m’aider pour ma thèse. Après celle-ci, je veux faire de la recherche, potentiellement enseignant-chercheur. Pour moi faire de la recherche c’est né-cessairement communiquer, diffuser.»

Fanny Ledonné (3e année de thèse en biologie à l’Institut Jacques Monod, Paris 7)

Domaine de recherche : les neurosciences. 2e année de médiation au Palais

«J’ai effectué un bénévolat durant la Semaine du cerveau. Un vrai coup de cœur pour moi : ces échanges me changent des séminaires et de ce que je fais au quotidien, une bouffée d’air frais ! La médiation me donne l’occasion de lever le voile sur ce qui se passe au laboratoire, de montrer égale-ment au grand public que la science aujourd’hui est accessible à tous. Au bout d’un an d’expérience, je fais 3 à 4 exposés. Aujourd’hui je me penche vers la rédaction d’articles et vais participer à la revue Découverte. Grâce à la médiation, je n’ai plus peur de prendre la parole. Professionnellement, je veux rester dans les sciences, toujours dans la transmission, l’enseignement ou la médiation.»

Victor Finel (1re année de physique à l’Institut Langevin) Domaine de recherche : échographie du cœur. Affecté à la Cité.

« J’aime raconter des histoires, comprendre et sentir avant de faire des équations. J’ai commencé à faire de la médiation dans des écoles primaires, encadrer des TP au collège et ça m’a plu. En tant que thésard, je peux apporter du sang frais. Je me vois comme un travailleur motivé ! Je vois la Cité comme un lieu immense où plein de choses sont possibles. C’est un endroit fait pour la médiation avec des moyens et des gens ouverts d’esprit, j’imagine. Pour la suite, j’ai le temps de changer cinq fois d’avis ! Etre chercheur dans un labo à l’étranger, cela me plairait car j’aime voyager. »

Horaires

Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 9h30 à 18h, et le dimanche de 10h à 19h.

01 56 43 20 20 www.palais-decouverte.fr

Donner des ailes au talent

C’est le moyen choisi par la Fondation Bettencourt Schueller depuis près de trente ans pour contribuer à la réussite et au rayonnement de la France.

Son action se déploie dans trois principaux domaines d’engagement : les sciences de la vie (recherche, formation scientifique, diffusion de la culture scientifique), les arts (métiers d’art, chant choral, documentaires) et le social (apprentissages, lien social, amélioration de l’impact social).

Pour cela, elle décerne des prix et soutient des projets par des dons et un accompagne-ment très personnalisé.

Depuis sa création à la fin des années 1980, elle a soutenu 450 lauréats et 1 500 projets portés par diverses équipes, associations, établissements, organisations. En ce qui concerne la diffusion de la culture scientifique, la Fondation a participé à plusieurs pro-grammes de découverte des sciences qui bénéficient à plus de 10 000 jeunes chaque année. Parmi les soutiens accordés : le Festival Paris-Montagne destiné aux enfants à partir de six ans, les ateliers Science Académie et Science Ouverte pour des collégiens et lycéens, les stages MATH en JEANS proposés sur plus de 60 établissements chaque an-née, l’Arbre des Connaissances, favorisant le dialogue entre chercheurs et grand public. À ce titre, Universcience s’inscrit dans les valeurs et les ambitions de la Fondation de favo-riser et développer les travaux de la recherche scientifique ainsi que son accès au plus grand nombre.

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