UGA : des étudiants sur orbite

UGA : des étudiants sur orbite

Depuis la dernière rentrée scolaire, les étudiants grenoblois ont la possibilité de suivre une filière spécialisée dans le spatial et en particulier dans le développement de nano-satellites. Le Centre spatial universitaire de Grenoble intrigue et intéresse déjà les industriels implantés dans la métropole.

Source : L’Essor par Caroline THERMOZ-LIAUDY

Le 8 février dernier, Air Liquid et la fondation de l’Université Grenoble-Alpes (UGA) ont signé ensemble une convention de mécénat au profit du Centre spatial universitaire de Grenoble (CSUG).

Car oui, il existe bien un centre spatial à Grenoble. On ne parle évidemment pas de base de lancement comme en Guyane (on l’aurait remarquée !), mais d’une plateforme créée conjointement par l’UGA et Grenoble INP, officiellement lancée lors de la rentrée universitaire 2015/2016, et dont les prochains locaux seront inaugurés en juin. Dédié au spatial miniaturisé, le CSUG fait collaborer (sur le modèle grenoblois): éducation, recherche et industrie, autour des acteurs locaux. L’ambition est grande : former une centaine d’étudiants par an aux exigences du monde spatial. Pour cette première année, ils sont 40 étudiants inscrits, issus de Grenoble INP, Polytech Grenoble, de l’école d’ingénieurs de l’UGA, de cinq départements de l’IUT 1 et de Masters Phitem.

Y seront développés des nano-satellites innovants. Il s’agit de satellites compris entre un et 30 kg, de petite taille, mais qui concentrent un grand nombre d’innovations de haute technologies miniaturisées, et intégrants des instruments scientifiques, eux même réduits au maximum. Autre élément fortement réduit : son prix, jusqu’à 100 fois moins cher qu’un satellite classique. Les coûts de lancement et de mise en orbite sont aussi bien moindres. La première mission du CSUG est le fruit d’une collaboration entre l’ancienne université Joseph-Fourier (désormais intégrée à l’UGA), et l’université russe de Zelenograd dans la banlieue de Moscou. Il porte sur le développement d’un nano-satellite destiné à la météorologie de l’espace via l’observation des aurores boréales par spectrométrie, et qui devrait être lancé en 2020.

Dans le cadre de cette mission, les partenariats avec les industriels du département joueront un rôle important. L’expertise développée en Isère par les acteurs mondiaux du domaine des composants miniaturisés devra aider les étudiants à se former à des métiers particulièrement rigoureux et exigeants. Cette première étape avec Air Liquid, sous forme de mécénat via la Fondation de l’UGA, repose sur la mise à disposition d’installations et d’équipements (moyens d’essais, salles blanches…) et un apport en compétences (support de personnels qualifiés) complété par un apport en numéraire.

Ce contenu a été publié dans Non classé, avec comme mot(s)-clé(s) , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *