Vélo électrique. Chez Hope and bike, la science et l’insertion roulent ensemble

Après dix-huit mois d’étude, les premiers essais de vélos assistés ont été effectués samedi. Quand la science se met au service de l’insertion. Concluant.

Source : Ouest-France par Jean-Luc LOURY

Personnaliser son moteur

Un petit voyant rouge allumé autour du guidon, la batterie et le système installés sous le cadre, et c’est parti : trois petites touches sur la commande, le vélo prend de la vitesse et réalise en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le tour de la Maison de l’image et du Cargö. De projet, Hope and bike est devenu concret.

Ce projet a été initié il y a dix-huit mois. Il est porté par Relais d’sciences, la Maison du vélo, la Mission locale de Caen-la-Mer et Orange solidarité, entreprise mécène. « Comment un centre de culture scientifique peut améliorer la vie dans la cité ? » résume Matthieu Debar, fablab manager (manager du laboratoire de fabrication). L’idée était de concevoir un système électronique open source capable de relier une batterie et un moteur électrique et de l’adapter sur le vélo de monsieur-tout-le-monde. « Ici, on peut personnaliser ce moteur, selon qu’on habite en montagne ou en plaine, qu’on a besoin de plus ou moins d’autonomie ou de puissance. On peut agir. Ce qui n’est pas possible avec les vélos électriques de marque », explique le fablab manager.

Trois mois de test

Après dix-huit mois de conception, les dix premiers prototypes ont été installés sur des vélos « classiques ». « On va entrer dans une phase d’expérimentation pendant trois mois », poursuit Matthieu Debar. Chaque semaine, les testeurs vont faire des retours d’expérience pour dire ce qui fonctionne ou pas. « Ce qui est intéressant, c’est que les publics ne sont pas consommateurs, mais ils participent à l’élaboration de cette technologie. »

La Mission locale est partie prenante du projet. « Deux jeunes, Christopher et Damien, ont été formés spécialement pour installer cette technologie sur les vélos. Trois vélos seront testés par des jeunes de la Mission locale, qui pourront utiliser ce moyen de transport, alternatif aux transports en commun. »

Un projet qui a séduit la fondation Orange qui a apporté 30 000 € depuis deux ans à ce projet. « Nous soutenons les projets qui aident à l’éducation numérique », explique Marie-Françoise Sacré, responsable territoriale de cette branche mécénat. Le soutien n’est pas seulement financier. Il y a aussi de l’accompagnement, soit de manière bénévole, soit par des mises à disposition.

Les premiers tours de roue ont été plutôt concluants. « Nous n’avons pas vocation à le développer commercialement, reprend Matthieu Debar. Mais des étudiants de l’IAE (Institut d’administration des entreprises) sont en train de voir ce qu’il est possible de faire. » Trottinette, fauteuil roulant et tout autre objet roulant pourraient aussi être équipés. Hope and bike ne demande qu’à rouler loin. Très loin.

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