Pari gagné pour les IHU

La journée internationale des Instituts hospitalo-universitaires, lors de laquelle se sont exprimés deux ministres et le président de la République, a mis en avant les premiers succès scientifiques et l’attractivité des IHU créés par le programme Investissements d’avenir. Leur prochain défi sera d’assurer leur pérennité économique.

Source : Pharmaceutiques par Julie Wierzbicki

« Les Instituts hospitalo universitaires ont pleinement réussi leur pari », s’est réjoui François Hollande (en photo) à l’occasion de la première Journée internationale des IHU. Cet évènement, organisé par l’Ariis (1) et le CGI (2) ce 6 avril à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (l’un des IHU parisiens, implanté au cœur de la Pitié Salpêtrière), a réuni les représentants des six IHU et d’une douzaine d’industriels actifs en santé. « Leur création a incontestablement favorisé l’attractivité de nos laboratoires, a affirmé François Hollande. En cinq ans – c’est très court – les IHU se sont installés comme des institutions de référence pour la France, l’Europe et le monde. Ils sont un modèle pour la recherche translationnelle. »
Outre le président de la République, la ministre de la Santé Marisol Touraine et le secrétaire d’Etat à la Recherche Thierry Mandon se sont également exprimés. Une belle reconnaissance pour ces structures récentes, souhaitées dès 2009 par le Pr Jacques Marescaux (aujourd’hui directeur de l’IHU strasbourgeois Mix-Surg) et concrétisées en 2010 dans le cadre du programme Investissements d’avenir (PIA).

Une gouvernance à revoir

A mi-parcours du PIA, les IHU ont été évalués par un jury international en décembre dernier. Plus de 7 500 publications scientifiques, plus de 700 projets de R&D menés avec des partenaires privés, plus de 1 200 essais cliniques conduits, 22 start-up créées et hébergées : les résultats de cette évaluation « dépassent les projections initiales et confirment la pertinence des choix », s’est félicité Thierry Mandon, en ouvrant la journée. Marisol Touraine a relevé pour sa part l’enjeu d’une « bonne articulation entre l’IHU et le CHU où il est implanté ». Elle note au passage les « tensions » parfois générées par les questions financières, budgétaires et juridiques posées par cette dualité. Lors de la création des IHU, « la ministre en charge de la Santé n’avait pas jugé opportun de s’impliquer », rappelle-t-elle, affirmant vouloir aujourd’hui faire évoluer la gouvernance » pour donner au ministère de la Santé un rôle de co-pilote du binôme CHU-IHU.

Réfléchir à la pérennité

Autre enjeu largement souligné par les intervenants de la matinée, celui de la continuité des IHU au-delà du financement apporté par le PIA, qui doit prendre fin en 2020. « Nous devons réfléchir dès cette année aux modalités d’une pérennisation », affirme Louis Schweitzer, Commissaire général à l’investissement, évoquant une possible poursuite d’un soutien de la puissance publique au-delà de 2020. « La réussite des IHU n’étant plus à prouver, je souhaite que les ministères de la Santé et de la Recherche, en collaboration avec Louis Schweitzer, travaillent à cette pérennisation », a justement souhaité François Hollande en achevant son allocution.

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