Valenciennois : Railenium aide les industriels du ferroviaire dans leurs recherches


Bombardier a demandé à Railenium de mener un projet de recherche sur les bogies, un élément sécuritaire d’un train.

Railenium est l’un des huit instituts de recherche technologique à avoir vu le jour en France, en 2002 grâce au programme d’investissement d’avenir. Railenium pour les nuls…

Source : La Voix du Nord par Véronique Bertin

Quand l’institut de recherche technologique Railenium a été porté sur les fonts baptismaux en 2012, le gouvernement a donné une feuille de route qui prévoyait une boucle d’essais et une fondation de coopération scientifique pour mener à bien des recherches sur trois marchés principaux : la ligne grande vitesse, les réseaux urbains et les lignes conventionnelles. « Le volet centre d’essais a été conduit par Réseau ferré de France entre 2011 et 2014. Il y a eu un débat public fin 2012. Suite à ce premier travail, on a développé la fondation très axée activité de recherche et de développement et on a demandé au conseil régional et à la SNCF de mettre à plat le sujet. On s’est lancé avec un ensemble d’experts à une étude sur les essais et on a remis un rapport en fin d’année dernière. On attend les décisions », explique Jean-Marc Delion, délégué général de Railenium. Selon lui, là n’est pas l’essentiel, les industriels lui ont demandé de travailler sur cinq axes : « mieux utiliser les réseaux exploités, revenir sur la question des anneaux, développer des bancs d’essais pour l’infrastructure, développer la simulation numérique, travailler sur les méthodes d’homologation. »

Quand la filière ne va pas bien, comme c’est le cas en ce moment, la recherche est le premier levier à faire les frais des économies. « Quand les entreprises n’ont plus les moyens de faire seule, il faut se rapprocher d’autres pour faire ensemble », note-t-il. L’IRT est aussi là pour « redonner de la visibilité ».

Bombardier, membre fondateur d’I-Trans, le pôle de compétitivité, « n’est pas monté à bord de l’IRT au départ », dixit Jean-Marc Delion. « Depuis qu’ils ont rajouté le matériel roulant dans leurs recherches, c’est beaucoup plus intéressant pour nous », témoigne l’industriel de Crespin. Railenium et Bombardier ont donc lancé un premier projet sur le bogie. D’autres pourraient être menés ensemble. Railenium veut aussi se rapprocher des PME, « parfois fragilisées ». Douze sont déjà concernées par des recherches.

Les industriels ont parfois un peu de mal à s’y retrouver entre Railenium et I-Trans. Pour plus de « lisibilité », les deux vont se rapprocher. I-Trans conservera son rôle d’animation et d’assistance au montage de projets de recherche et développement. Et Railenium se chargera de mener à bien les programmes de recherche avec les laboratoires des Hauts-de-France.

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