Liban : La Fondation Hassane Makki veut soutenir les étudiants libanais de l’École polytechnique de Lausanne

Lancée début mai à Beyrouth, la Fondation Hassane Makki offrira à partir de l’année prochaine des bourses aux étudiants libanais désireux de poursuivre leurs études à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Source : L’Orient le Jour

À l’origine de ce programme de bourses, une initiative de Jacques de Saussure et de sa femme, Iman Makki. La bourse porte le nom du frère de cette dernière, un ancien de l’EPFL très engagé au Liban et en Suisse, et à qui le couple a voulu rendre hommage. M. Makki travaillait dans les télécoms et était notamment président de l’Association des amis du Liban en Suisse.

« Nous avons voulu, par le biais de cette fondation, rendre hommage à mon beau-frère, décédé brutalement d’une crise cardiaque il y a deux ans et qui a fait ses études à l’EPFL où il a découvert les valeurs suisses tout en restant profondément libanais. Notre idée est de perpétuer son nom et son esprit en aidant des jeunes Libanais méritants à venir étudier à l’EPFL », explique M. de Saussure.

La moitié des étudiants de l’EPFL sont étrangers, dont 70 libanais à l’heure actuelle, sur les dix mille inscrits à l’école. « 50 % des Libanais qui poursuivent leurs études chez nous sont issus de l’Université américaine de Beyrouth », révèle Patrick Aebischer, président de l’EPFL. « L’EPFL est une école bilingue (français-anglais) classée parmi les meilleures écoles mondiales. Les étudiants libanais sont idéalement positionnés parce qu’ils sont trilingues », explique-t-il.

Pour postuler à une des bourses de la Fondation Hassane Makki, il faut d’abord avoir été admis à l’EPFL et faire partie des étudiants méritants. « La bourse cible les étudiants qui ne peuvent pas se permettre de faire leurs études à l’EPFL sans une aide financière et qui sont susceptibles de promouvoir des valeurs humanistes et non sectaires », explique M. de Saussure. Les demandes seront ensuite étudiées par un comité spécial. « Les premières bourses commenceront à être attribuées pour l’année universitaire 2017-2018. Notre objectif est de donner 4 à 5 bourses par année, en fonction des candidats », ajoute-t-il.

Pour François Barras, ambassadeur de Suisse, la coopération universitaire entre le Liban et la Suisse est une des données les plus importantes en matière de diplomatie scientifique. « La diplomatie scientifique prend de plus en plus d’importance parce que la Suisse est le 1er pays au monde en termes d’innovation depuis quelques années, souligne-t-il. Les universités sont en grande partie un moteur de l’innovation. Promouvoir les relations entre les universités suisses et libanaises fait partie de nos tâches diplomatiques ».

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