Le mécénat de la Fondation Bettencourt Schueller

La structure familiale a octroyé plus de 15 millions d’euros au secteur depuis 1999.

Source : Les Échos par Martine Robert

Pour numériser le fonds d’arts graphiques de Sèvres-Cité de la céramique et participer à ses actions de médiation, la Fondation Bettencourt Schueller a dépensé entre 2010 et 2015 pas moins de 540.000 euros. Mécène aussi de la nouvelle Cité internationale de la tapisserie à Aubusson, la fondation familiale est le premier soutien des métiers d’art. Depuis 1999, elle a octroyé plus de 15,2 millions d’euros au secteur. Son programme le plus connu, le Prix pour l’intelligence de la main, a déjà récompensé près d’une centaine de lauréats pour plus de 2,8 millions d’euros. Mais la fondation a aussi accompagné des expositions au Palais de Tokyo ou au château de Versailles, des formations et des recherches à l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs ou à la Villa Kujoyama au Japon, des événements comme les Journées européennes des métiers d’art ou les D’Days. « Nous avons contribué au réveil du secteur, sur lequel nous avons eu un effet de levier économique. Nous réfléchissons à la façon la plus pertinente d’agir dans l’avenir », souligne Olivier Brault, directeur de la fondation familiale.

C’est un bouleversement qu’a connu le secteur ces dernières années : regain d’intérêt pour ces savoir-faire dans un monde plus digital, arrivée d’une nouvelle génération d’artisans et de galeristes, intérêt croissant du marché de l’art de New York à Dubaï et initiatives des marques de luxe (Académie des savoir-faire d’Hermès, Journées particulières de LVMH, expositions de Bernardaud, école de joaillerie Van Cleef & Arpels, Pôle Bijou Formation Baccarat, Maison des métiers d’art de Cartier, défilé des Métiers d’art de Chanel, partenariats de Puiforcat ou de Vacheron Constantin avec l’Ecole Boulle). Et la profession, via les Ateliers d’art de France, a désormais son Salon Révélations, prestigieux showroom.

Le luxe investit le secteur

« Autant de signaux de maturité. Longtemps, le secteur a souffert d’un déficit de communication. Aujourd’hui, il ne faut pas qu’il devienne seulement la caution d’excellence de l’industrie du luxe. Nous souhaitons contribuer à ce que le secteur soit mieux incarné, en valorisant les artisans eux-mêmes, en favorisant les rapprochements entre eux et en soutenant l’innovation », poursuit Olivier Brault. A quand un « cluster » des métiers d’art sur le modèle de l’Ecole 42 de Xaviel Niel dans le numérique ?

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