La recherche contre le cancer a besoin d’argent

Les Prs Marie-Dominique Galibert et Thierry Lamy, coresponsables de l'unité de recherche CAMIn, et la fondation Rennes 1, représentée par Sophie Langouët-Prigent et Martial Gabillard, ont présenté l'objectif de cette nouvelle chaire.

La fondation de l’université de Rennes 1 lance une campagne de mécénat pour financer sa première chaire de recherche. Elle est tournée vers une technique de pointe contre le cancer.

Source : Ouest-France par Alexandre Stéphant

La recherche contre le cancer ne cesse de s’affiner dans les laboratoires bretons. À Rennes, une nouvelle chaire dédiée à la recherche biomédicale dans la lutte contre le cancer vient d’être lancée par la fondation de l’université de Rennes 1. Entreprises et universitaires veulent ainsi être à la pointe de l’innovation en se concentrant sur une technique émergente : le « single cell ».

Il s’agit là d’une approche récente du cancer qui vise à extraire et à analyser chaque cellule d’une tumeur et de son environnement, pour décoder son patrimoine génétique. En clair, déterminer sa carte d’identité biologique et comprendre son évolution.

Une analyse cellule par cellule

« Au sein d’une masse tumorale, il n’y a pas qu’un type de cellule. Certaines vont réagir aux traitements, d’autres vont migrer, certaines ne vont se réveiller que bien plus tard. On a besoin de toutes les connaître pour tendre vers une prise en charge personnalisée de la maladie », détaille Thierry Lamy, professeur d’hématologie au CHU Pontchaillou mais aussi co-coordinateur de la fédération hospitalière universitaire CAMIn (cancer, microenvironnement et santé) avec le professeur Marie-Dominique Galibert.

La cellule devient ainsi un outil prédictif de l’activité tumorale et peut donner des pistes quant à l’évolution de la pathologie et la résistance aux médicaments. L’ADN des métastases (cellules tumorales se développant en dehors du foyer primaire) pourra ainsi être comparé aux banques de données pour prévoir leur comportement et mieux les éradiquer.

Les chercheurs compilent actuellement chacune de ces cellules. Ce big data, cette accumulation de données, a désormais besoin d’être exploité.

C’est là qu’entre en jeu la fondation de l’université de Rennes 1. « L’outil d’extraction ciblée, on l’a à Rennes. Maintenant, nous avons besoin d’une expertise bio-informatique pour traiter et analyser cette banque de données récoltées. C’est pourquoi on a lancé cette chaire avec la fondation dont le titulaire est en cours de recrutement », détaille Sophie Langouët-Prigent, vice-présidente.

Reste à la financer. L’objectif est d’atteindre 100 000 € chaque année pendant deux ans, avec possibilité de renouvellement. « Au sein de la fondation, on fédère les chercheurs, les cliniciens mais aussi le monde de l’entreprise. Pour cette septième chaire, on a lancé une nouvelle campagne de mécénat. Le cancer est l’affaire de tous, qu’on y soit confronté directement ou pas, insiste Martial Gabillard, président de la fondation. Les particuliers peuvent aussi faire des dons. Si mille particuliers donnent 100 €, le financement est assuré pour un an ! »

L’autre objectif affiché par l’équipe hospitalo-universitaire est de faire de l’ouest un pôle dynamique et prépondérant dans ce secteur de la recherche.

Ce contenu a été publié dans Non classé, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *