Au Royaume-Uni, de plus en plus d’étudiantes financent leurs études en devenant camgirls

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Avec l’augmentation des frais d’inscription et du coût de la vie, le sexe sur Internet s’impose comme un nouveau job étudiant.

Source : Konbini par Lydia Morrish

Pas facile d’être étudiant au Royaume-Uni en ce moment. D’une part, les frais d’inscription sont complètement abusés, mais en plus les loyers des chambres d’étudiants ont explosé. La situation a tellement empiré ces derniers temps que des études montrent qu’en raison de l’augmentation des frais et du peu de débouchés professionnels, il vaudrait peut-être mieux ne pas étudier.

Si les diplômes garantissent de moins en moins de s’en sortir sur le marché de l’emploi, suivre un cursus à l’université est déjà difficile pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir une famille fortunée derrière eux. Cela explique pourquoi certain(e)s étudiant(e)s ont recours à différentes formes de travail sexuel.

Des étudiants (en majorité des femmes), financent ainsi leurs études en posant devant leur webcam. Ce type de job n’est malheureusement pas nouveau pour les étudiants les plus démunis. On sait que certains cherchent des arrangements (en nature parfois) pour trouver des “mécènes” (autrement appelés “sugar daddies”) à leurs études. Mais avec la liberté et la sécurité relatives offertes par Internet, le sexe par webcam est devenu un choix de plus en plus commun pour les étudiantes désargentées.

150 livres par jour

Une jeune femme de 21 ans, étudiante à l’université de Hull, qui a préféré garder l’anonymat a réussi à financé ses études en “divertissant” les hommes via sa webcam, gagnant ainsi plus de 150 livres (près de 175 euros) par jour. Interviewée par le Hull Daily Mail, elle a expliqué qu’elle ne se mettait jamais nue, qu’elle ne faisait que s’asseoir en sous-vêtements et parler en employant des termes provocants :

“La plupart du temps ils veulent que j’emploie des mots crus, ils me disent quoi dire, ou parfois ils veulent que je les engueule.

Certains veulent que tu manges certains plats en particulier, que tu t’habilles d’une certaine manière ou que tu te tiennes comme ceci. Certains de mes clients ont même acheté mes culottes et mes draps sales.

Le bon côté d’être sur Internet, c’est qu’on ne peut pas te forcer à faire ce que tu ne veux pas, tu peux mettre fin à la discussion quand tu veux.”

Si elle s’est toujours refusée à rencontrer un client dans la vraie vie, cette étudiante raconte qu’une amie à elle, également camgirl, avait une fois rencontré l’un des siens en personne. Elle s’était rendue chez lui pour le frapper pour 200 livres (230 euros).

Un métier difficille

De nombreuses plateformes proposent leurs services aux aspirantes camgirls. Beaucoup rémunèrent les camgirls en fonction du nombres de spectateurs connectés. Même des pornstars connues se livrent à cette pratique, à côté de leur job X à temps plein, comme Vex Ashley du site porno féministe Four Chambers.

Mais qu’en est-il des autres étudiants qui envisageraient de se lancer dans le monde du visio chat ? L’étudiante de Hull répond qu’il n’y a pas de quoi avoir honte. “Il y a beaucoup plus de gens qui le font que vous ne le croyez”, affirme-t-elle. Elle ajoute :

“C’est un job sûr et on n’a pas à quitter sa chambre. Les seules limites sont votre personnalité et votre capacité à le supporter. Ce n’est pas donné à tout le monde.

Certains veulent vous faire faire certaines choses qui vous mettent mal à l’aise, et beaucoup d’entre eux se mettent nus et se masturbent. On a beau ne pas être sensible, ça fait toujours peur au début.”

Elle conseille à ceux qui envisagent de travailler dans ce secteur de se demander si la découverte de leur occupation par les autres leur poserait des problèmes : “Si c’est le cas, il vaut mieux ne pas le faire, mais l’industrie du sexe ne mourra jamais, et avec le numérique cela ne fera qu’empirer. Les gens auront toujours besoin d’argent.”

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