Musée des Tissus : la ville de Lyon justifie son absence

Gérard Collomb lors de la présentation de la Cité de la gastronomie le 7 avril 2016

La municipalité a évoqué une question “d’agenda”, mais affirme que, présence ou non, “Gérard Collomb n’a pas changé de position” sur le musée des Tissus.

Source : Lyon Capitale par Justin Boche

L’absence de la mairie et de la métropole de Lyon à la réunion de sauvetage du musée des Tissus, qui avait lieu ce vendredi matin, a fait couler beaucoup d’encre. Une absence « déplorée » par les acteurs présents (préfecture, CCI et conseil régional) mais assumée par la Ville : « On avait une grosse conférence de presse sur le projet Cœur Presqu’île. Il n’y avait donc personne du fait d’un problème d’agenda. Gérard Collomb a prévenu le préfet jeudi soir« , a justifié l’entourage du maire de Lyon.

“Ce n’est pas la première fois que la Ville n’assiste pas aux réunions”

Une absence qui a tout de même bloqué l’avancée des débats, les acteurs ayant conditionné leur participation au financement du musée à celle des autres. « Ce n’est pas la première fois que la Ville n’assiste pas aux réunions. Elles ont lieu tous les deux mois et rien de nouveau n’a vraiment été annoncé. Gérard Collomb n’a pas changé de position et l’absence ou non de son premier adjoint n’aurait pas changé le message », rétorque l’entourage du maire.

Quelques annonces ont tout de même été faites. Les contours de l’association qui va gérer le musée ont été précisés, un fonds de dotation va être créé, et un cabinet spécialisé sera mandaté pour proposer une vision d’avenir et un projet scientifique et culturel pour le musée.

Depuis l’annonce du désengagement de la CCI, la municipalité lyonnaise a toujours clamé être « très attachée » au musée des Tissus, mais s’est toujours refusée « à participer à ses frais de fonctionnement« . « La Ville de Lyon fait partie des partenaires, mais n’est pas l’interlocuteur principal. Nous participerons donc aux réunions [pas toujours, visiblement, NdlR], mais nous ne serons pas en première ligne pour engager des fonds. Aujourd’hui, la Ville doit se consacrer en priorité à la gestion et à la valorisation des musées municipaux« , expliquait l’entourage du maire début octobre.

“Dans le fond, la Ville et la métropole formulent la même réponse que la CCI”

Une position à laquelle se cantonne la municipalité : « En période de disette, le maire a décidé de dire qu’il voulait des partenariats privés mais qu’il ne pouvait pas s’engager parce que nous n’en avons pas les moyens. Dans le fond, la Ville et la métropole formulent la même réponse que la CCI. Faute de moyens, on fait un choix politique. On a baissé les subventions de la culture pour tout le monde, même pour les acteurs les plus fragiles. Je ne pense pas que ces derniers comprendraient si nous baissions leurs subsides et qu’ensuite nous nous engagions avec le musée des Tissus.« 

L’annonce du désengagement du département dans le financement du musée des Confluences n’a pas arrangé les choses, puisque la métropole devra couvrir les 1,2 million d’euros que versait jusque-là le Rhône. En attendant, le musée des Tissus est dans l’impasse. Le préfet Michel Delpuech a parlé de « sursis« . Emmanuel Imberton, le président de la CCI, est allé plus loin : « Soit les partenaires – État, Ville et Région – arrivent à se mettre d’accord, soit le musée devra fermer. » L’accord semble s’éloigner.

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