Les Français, en attente d’un engagement sociétal des entreprises

Par la manière dont elles organisent leur activité ou leur production, les entreprises peuvent faire preuve de leur engagement au profit de la société. Face aux attentes des consommateurs-citoyens, leur principal défi consiste à convaincre l’opinion publique de la sincérité de leur démarche.

Source: influencia

Un engagement insuffisant

Les perceptions de l’engagement social des entreprises se caractérisent d’abord par l’idée d’un manque : 67 % des Français considèrent qu’elles ne s’engagent pas suffisamment pour la société, via une politique RSE, des dons, des fondations d’entreprise, etc. Cette insuffisance est d’autant plus regrettée que, lorsqu’elles s’investissement dans ce type de démarche, 76 % jugent que l’effet produit est largement positif.

Des attentes profondes

L’engagement des entreprises fait logiquement l’objet d’attentes fortes, renforcées par le fait qu’elles sont créditées de marges de manœuvre supérieures à celles dont disposent les acteurs politiques. 77 % des Français estiment ainsi que les entreprises ont le pouvoir de mener des actions sociales là où les pouvoirs publics sont aujourd’hui bloqués. 70 % jugent que les entreprises ont le devoir de prendre le relai des pouvoirs publics, lorsqu’ils sont réduits à l’impuissance. La complémentarité l’emporte donc sur la concurrence.

Les domaines prioritaires dans lesquelles les entreprises doivent s’engager correspondent sans surprise aux principales sources de préoccupation des Français. L’emploi (76 %) catalyse toutes les attentes, devançant de 20 points l’environnement (56 %), ces deux domaines étant les seuls cités par une majorité.

D’autres demandes d’intervention sont adressées aux entreprises, mais dans une moindre mesure. Elles concernent des champs d’action très variés, comme le développement local (44 %), la lutte contre les discriminations (38 %), les droits de l’homme (30 %), l’éducation (27 %), l’accès au logement (26 %), l’alimentation et la nutrition (20 %) ou encore l’aide aux associations (16 %).

Le défi de la sincérité

Une fois l’engagement acté, le défi principal des entreprises consiste à convaincre l’opinion publique de la sincérité de leur démarche. Pour l’heure, leur engagement est décrypté par 71 % de la population comme «une démarche de communication» destinée à améliorer leur image, dont le phénomène de greenwashing est l’illustration la plus accomplie. Le désintéressement, ou l’idée que les entreprises agissent parce qu’elles ressentent « un devoir et une responsabilité envers la société, n’est partagé que par 27 % des Français ».

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