François Hollande inaugure une plateforme d’excellence dédiée à la santé environnementale

Le Pôle Écotox a été inauguré ce vendredi 10 février 2017 par François Hollande.

Ce vendredi 10 février, le président de la République, François Hollande, a inauguré la plateforme Écotox. Située à Alixan, dans la Drôme, cette dernière est spécialisée dans la toxicologie environnementale et l’écotoxicologie.

Source: La Tribune 

C’est désormais officiel : la plateforme scientifique Écotox a été inaugurée ce vendredi 10 février, en présence du président de la République, François Hollande, mais aussi de nombreux élus de tous bords ainsi que d’un parterre de chefs d’entreprise du territoire. Implantée au sein du parc d’activités Rovaltain, dans la Drôme, celle-ci fait la part belle à la toxicologie environnementale et l’écotoxicologie.

L’excellence à la française

« Je n’ai pas tout vu, et pour vous faire une confidence, je n’ai pas tout compris ». Cette phrase de François Hollande, prononcée lors de son allocution, peut prêter à sourire. Le président de la République a aussi noté sa curiosité ainsi que de l’admiration pour ce tout nouvel équipement, labellisé « plateforme mutualisée d’innovation », unique en Europe.

Ce n’est pourtant pas si difficile : concrètement, cette plateforme s’articule aujourd’hui autour de deux acteurs. Il y a tout d’abord la fondation de coopération scientifique Rovaltain, reconnue d’utilité publique, qui oeuvre pour la diffusion et la production de connaissances concernant les impacts toxiques sur l’Homme et les écosystèmes.

Et puis, il y a le laboratoire privé Rovaltain Research Company (RRCo). Créé en 2014, ce prestataire de services s’intéresse aux effets des polluants de l’environnement (chimiques, physiques, biologiques) sur les écosystèmes. C’est ainsi que des essais écotoxicologiques, toxicologiques ainsi que des mesures physico-chimiques sont menés dans un cadre réglementaire. Parmi les clients de l’entreprise, on peut noter des industriels mais aussi le monde académique.

Hollande Ecotox

François Hollande lors de son allocution ce vendredi 10 février. Photo A.T.

Un choix d’avenir

Le président de la République a d’ailleurs tenu à saluer les différentes collaborations entre acteurs publics et privés qui ont permis de mener à bien ce projet pendant 10 ans. Il a particulièrement salué l’action de Didier Guillaume (PS) et de l’ancien député Gabriel Biancheri (UMP). .

Aujourd’hui, une vingtaine d’entreprises privées sont d’ailleurs entrées au capital de RRCo (à hauteur de 50,1%). Les pouvoirs publics ont également apporté leur pierre à l’édifice ; la Région, le Département de la Drôme, l’Union européenne, l’Etat – à travers le programme d’investissements d’avenir mais aussi la Caisse des dépôts et consignations -, ayant aussi participé à l’opération. Le syndicat mixte Rovaltain avait pour sa part cédé le terrain, d’une superficie de 3,6 hectares, pour 1 euro symbolique en décembre 2013.

Il faut dire que l’enjeu était de taille : les conclusions du Grenelle de l’environnement avaient mis en évidence la faiblesse de la recherche dans les domaines de l’écotoxicologie et de la toxicologie environnementale. Mais une telle plateforme a un coût : 51 millions d’euros pour les 13 651 m² de bâtiments (dont 6534 m² dédiés à la recherche) ; 35 millions d’euros pour les équipements. Le soutien de tous était donc indispensable. François Hollande a d’ailleurs tenu à souligner lors de son discours sa volonté de préserver – voire augmenter – les crédits affectés à la recherche fondamentale et celle de maintenir les emplois scientifiques.

« Investir dans une structure comme celle-là, c’est faire un choix d’avenir. C’est penser que c’est à 10 ans que la rentabilité sera trouvée et que la performance sera atteinte », a-t-il déclaré.

90 emplois d’ici 2023

Bien que l’inauguration du bâtiment ne se déroule que ce 10 février, les équipes de RRCo sont déjà constituées depuis plusieurs mois et occupaient divers locaux aux alentours. Car l’activité a bel et bien commencé. Le chiffre d’affaires de l’exercice 2016 avoisine d’ailleurs les 500 000 euros (75% des clients étant industriels, les 25% restants concernant le monde académique).

Un chiffre qui n’est cependant pas significatif pour Jean-Claude Ricomard, PDG de la société. « Ce chiffre d’affaires a été réalisé dans le laboratoire pilote qui n’est pas sur le site », commente-t-il. D’ici à 2023, le dirigeant compte atteindre un CA de 10 millions d’euros. Dans le même temps, l’effectif devrait atteindre 90 personnes (contre 24 salariés actuellement).

 

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