Une fondation pour aider à bien vieillir

Le groupe Korian, poids lourd tricolore des maisons de retraite a lancé le 6 septembre 2017 sa fondation d’entreprise dédié aux problématiques liées au vieillissement.

La fondation Korian pour le bien vieillir, dotée d’un million d’euros, entend favoriser les échanges d’expérience entre pouvoirs publics, associations, citoyens, chercheurs, professionnels de santé et entreprises et fédérer les initiatives en faveur du bien-vieillir. Elle espère ainsi contribuer au changement de regard de la société sur l’avancée en âge et les aînés. « Les sociétés vont vivre avec une multiplicité de générations jamais connue jusqu’à maintenant. Notre position de leader et d’entreprise d’intérêt social nous place aux premières loges face aux enjeux du grand âge, résume Sophie Boissard, présidente de la fondation et directrice générale du groupe Korian (3 milliards d’euros de chiffres d’affaires, 720 établissements et 47 000 salariés en France, Belgique, Italie et Allemagne). Nous voulons partager notre connaissance et contribuer à la prise de conscience des conséquences de l’accroissement de la longévité. »

 

Le maître mot de l’action de la fondation est l’inclusion, « c’est-à-dire contribuer à ce que toute personne, quel que soit son âge, se sente intégrée dans la société », précise le sociologue Serge Guérin, qui préside le comité scientifique de la fondation. Cette dernière interviendra autour de quatre axes: l’utilité sociale des aînés, la préservation de leur autonomie à domicile et en établissement, la solidarité (notamment en direction des soignants, des aidants, des familles monoparentales, des jeunes issus de milieux défavorisés), le sport et l’activité physique adaptés. Chaque année un prix de 15 000 euros sera attribué à une association locale, un organisme solidaire ou une société coopérative menant, à son échelle, une action originale en faveur du bien vieillir. Le premier appel à projets sera lancé le 19 octobre 2017. Les candidatures seront ouvertes jusqu’au 22 décembre 2017, et le prix remis en avril 2018.
Les bons mots du bien-vieillir

Pour sa première production, la fondation s’est penchée, en partenariat avec Notre Temps et l’institut Médiascopie, sur les mots utilisés pour nommer la vieillesse, les résidents en établissement pour personnes âgées dépendantes, ou la maladie. 185 mots et expressions ont été ainsi soumis à un échantillon de 1000 Français, âgés de plus de 25 ans. L’étude pointe la nécessité de privilégier les mots qui traduisent la continuité de vie et le maintien du libre arbitre des aînés (« rester à domicile » plutôt que « maintien à domicile »; « activité variée » plutôt que « animation »; « Patient« , plutôt que « malade », « a besoin d’aide pour… » plutôt que « ne peut plus… », « Solliciter un accueil » au lieu de « placement », etc. De même, sont à bannir les appellations marquant la rupture comme par exemple, « 3e âge », « personne âgée », « personne dépendante ». À ces termes jugés discriminants, les seniors consultés dans le cadre de l’étude préfèrent celui d’ « aîné« , puisque que nous sommes toujours l’aîné de quelqu’un… Quel que soit notre âge!

SOURCE: NOTRE TEMPS

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