Université de Poitiers : une fondation précieuse

Créée en 2009, cette fondation a déjà accordé plus de 500 bourses et versé 3 M€ à des étudiants. Elle se donne, aujourd’hui, de nouvelles ambitions.

Ils sont plus de 27.000 – dont 4.200 étrangers – à fréquenter l’Université de Poitiers et ses satellites, qu’ils soient à Angoulême, Châtellerault ou Niort. Un incontournable vivier d’enseignement, de recherche et de culture internationale – 122 pays présents – qui bénéficie, depuis huit ans bientôt, du soutien de la fondation éponyme.

« La naissance de cette fondation s’explique très simplement, raconte Roger Belot, son président. Lorsque l’autonomie des universités a été mise en place, il leur a fallu trouver des partenariats financiers et industriels en sachant que les mécènes qui nous rejoindraient bénéficieraient de la défiscalisation de leurs aides. » Les conseils départementaux de la Vienne et des Deux-Sèvres, la CAN, la MAIF ou bien encore la société Stimut ont accepté le challenge et très vite été conquis. « On avait souhaité, entre autres, un fléchage des aides possibles en insistant sur le soutien à l’intégration des personnes en situation de handicap car on sait très bien que plus on avance dans le cursus scolaire et universitaire, plus il est difficile aux étudiants de s’intégrer », poursuit Roger Belot.
Huit ans après, sur la base d’une réflexion entamée en 2016 et sans chercher à mener une révolution, la fondation a souhaité redéfinir ses orientations à l’horizon 2020. Trois priorités s’en dégagent : entrepreunariat et inventivité de manière à harmoniser les formations et les besoins ; présence territoriale et internationale afin de développer des partenariats dans un périmètre pertinent pour l’université de Poitiers – l’exemple de la CAN qui entend valoriser le numérique – et renforcer les coopérations internationales (1) en encourageant la mobilité ; continuer à placer l’humain au cœur de l’université dans le but de démocratiser davantage encore l’enseignement supérieur.

Une vraie personnalisation de l’aide des mécènes

La fondation que dirige avec enthousiasme Michel Guérin veut aller encore plus loin. Elle a besoin, et ne s’en cache pas, de trouver de nouveaux mécènes et de fidéliser ses premiers financeurs. C’est pourquoi, elle propose aujourd’hui une forme de tutorat qui consiste à ce que le mécène, au travers d’une rencontre, d’un échange avec un filleul, personnalise son aide en étant régulièrement informé de l’avancée de son projet, associé à tout ce qui peut le mettre en valeur et contribue à la réflexion qui nourrira les progrès. Un vrai rôle de tuteur paternaliste pour un projet scientifique, industriel ou autre dont le mécène se sentirait d’autant plus proche qu’il en serait l’un des référents.
Pour se doter d’une nouvelle image, la fondation s’est également offert un nouveau slogan, « Nous, c’est UP » (initiales d’Université de Poitiers) qui tire délibérément « vers le haut » ses ambitions.

nr.niort@nrco.fr

(1) L’université de Poitiers est notamment membre du réseau de Coimbra qui regroupe les trente-neuf universités les plus anciennes d’Europe. Ce groupe est l’un des interlocuteurs clés des instances européennes.
Philippe Barbotte

SOURCE : LA NOUVELLE REPUBLIQUE

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