Création du Centre en Philanthropie à Genève

Sous l’égide de l’Université de Genève et de trois fondations privées, il va encourager la recherche et la formation universitaire. Le secteur de la philanthropie compte 1723 fondations à Genève qui disposent d’un patrimoine total dépassant les 13 milliards de francs suisses.

Fonctionnant de façon autonome avec sa propre équipe sous la direction du professeur Henry Peter, de la Faculté de droit, le Centre en Philanthropie vient de voir le jour à Genève. La structure est cofinancée par l’Université de Genève et trois fondations : les Fondations Edmond de Rothschild, la Fondation Lombard Odier et une fondation privée genevoise. Son rôle sera d’encourager la recherche et la formation universitaire en mettant en œuvre la diffusion des connaissances et la formation des praticiens. Ses activités seront supervisées par un comité stratégique dans lequel siègent des représentants de l’université et des fondations partenaires. En outre, le Centre en Philanthropie dispose aussi d’un comité scientifique à vocation académique.

« Cette configuration lui permettra d’aborder efficacement les axes thématiques qui se dessinent en matière de recherche, elle sera la garante de la qualité de ses activités du point de vue académique », a indiqué le professeur Henry Peter, directeur du nouveau centre.

Du management à l’éthique

La philanthropie pose des questions interdisciplinaires liées au management, au droit, à la finance, à l’économie. Le Centre pourra y associer les sciences affectives et l’éthique. Son but est d’agir comme un véritable catalyseur et de garantir les convergences interdisciplinaires. Dans la même logique, le Centre en Philanthropie travaillera en collaboration avec d’autres centres universitaires existants et rejoindra des réseaux de recherche européens.

La Suisse a, de longue date, mis en place une législation ouverte et professionnelle au service des fondations privées, qui profitent également de la proximité d’organisations internationales et non gouvernementales, elles aussi engagées dans la coopération et le développement. Ce contexte fait de Genève un lieu privilégié pour l’implantation de fondations internationales.

« L’Esprit de Genève illustre une riche et longue tradition philanthropique et humanitaire, reconnue internationalement. Alors que notre monde évolue, le domaine de la philanthropie ne cesse de se développer. En ce sens, la création du Centre en Philanthropie permet de saisir « cet Esprit » au moment opportun et de contribuer à développer les connaissances et expertises qui nourriront les initiatives philanthropiques »,  a expliqué Patrick Odier, président de la Fondation Lombard Odier.

Et Ariane de Rothschild, présidente des Fondations Edmond de Rothschild d’ajouter : «  Depuis dix ans, nous opérons une transformation révolutionnaire de notre réseau de fondations dans le monde afin de répondre à la complexité des enjeux sociétaux d’aujourd’hui. La philanthropie est un formidable laboratoire de solutions dans les arts, l’éducation, l’entrepreneuriat, la santé. Nous sommes convaincus que l’approfondissement et le partage des connaissances sont indispensables pour assurer le rayonnement de la philanthropie ».

Nombreuses créations chaque année

Quelques 350 nouvelles fondations d’utilité publique sont créées chaque année en Suisse. Le pays compte plus de 13 000  fondations. A Genève, on en dénombre 1723, qui gèrent un patrimoine de 13 milliards de francs suisses, concentré à 80% entre les mains de 60 acteurs majeurs.

Au-delà de la pratique développée par les fondations familiales, la philanthropie est devenue un outil pour de nombreuses entreprises, qui l’intègrent dans leur stratégie de développement. Née historiquement dans les pays anglo-saxons, la philanthropie se développe aujourd’hui fortement en Europe ainsi que dans des pays émergents tels que l’Inde, la Chine ou le Brésil.

« Les récentes évolutions confirment le besoin d’une réflexion académique pour une philanthropie stratégique, et d’un éclairage plus fondamental sur ce secteur dont l’influence est réelle dans des domaines tels que l’eau, la migration, le réchauffement climatique ou le patrimoine culturel », a conclu Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève.

SOURCE : ECO SAVOIE MONT BLANC

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